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Entre tradition et modernité, la mode africaine fait de la résistance


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Entre tradition et modernité, la mode africaine fait de la résistance

Les créateurs de mode font de la résistance en Afrique. Ils veulent prouver qu’ils résistent à la crise économique qui touche durement plusieurs pays du continent.
Et à la semaine de la mode masculine organisée au Cap, on le voit bien… modernité et tradition défilent main dans la main.

“Il est temps que ceux qui travaillent au gouvernement tentent de relancer l’industrie, il y a quelques années, nous avions une industrie nationale de la mode. Elle est morte. Il faut se réveiller. Nous avons besoin du ministère de la Culture, du ministère de l’Industrie, du ministère de la Jeunesse, pour se joindre à nous, nous pouvons donner des idées”, explique Gloria Silva, styliste angolaise.

Certains créateurs comme Mzukisi Mbane se concentrent sur l’export, ciblant les clients à travers le continent.

“J’ai commencé par le Ghana. J’ai fait le Nigéria. Alors maintenant je veux aller au Kenya, oui, la marque doit être identifiée comme une marque maison en Afrique avant que je puisse aller de l’autre côté”, raconte la styliste Mzukisi Mbane.

Le projet communautaire Urijani Mwema au Kenya (UMAC) a entrepris, lui, de stimuler la production locale de couvertures Maasai, un tissu culturel aux couleurs vives. La couverture masaï a ainsi été vue lors de défilés internationaux comme dans les collections de la maison française Louis Vuitton.

L’UMAC veut contrer des versions plus légères et moins chères de ces couvertures qui sont importées de Chine et se sont frayées un chemin sur le marché local. L’atelier pmroduit ainsi 40 couvertures par jour, vendues dans les supermarchés et compte 10 employés.

“Nous avons découragé les gens d’importer des textiles. Nous avons découvert que nous sommes capables de produire nous-mêmes les couvertures pour pouvoir les vendre localement et à l’international, parce que nous avons un permis du gouvernement national et du comté”, explique Gertrude Nalianya du projet UMAC.

Mais la situation économique actuelle ne facilite pas la tâche des créateurs. La monnaie de l’Afrique du Sud, le rand, a chuté de plus de 7% depuis le début de l’année 2016. Le Nigeria, lui, connaît actuellement sa pire crise économique depuis 20 ans.

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