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Chypre : "nous devons nous focaliser sur ce qui est positif"


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Chypre : "nous devons nous focaliser sur ce qui est positif"

Le dirigeant chypriote-turc, Mustafa Akinci a répondu à nos questions ce vendredi à l’issue des pourparlers organisés à Genève, en présence des deux communatés chypriotes, de la Turquie, de la Grèce et de la Grande-Bretagne.

Sertaç Aktan, euronews :
“Bienvenue sur euronews. Comment évaluez-vous la position de la Grèce durant ces négociations ? On a l’impression qu’avant cette conférence à cinq, les choses avançaient plus vite. Pensez-vous que si les Chypriotes négociaient juste entre eux, ce serait plus simple et plus rapide” ?

Mustafa Akinci, dirigeant chypriote-turc :
“L’engagement de la Grèce dans ce processus a été un peu tardif. On peut dire que la Turquie est plus impliquée, et sur une période plus longue. Donc, cela prend plus de temps à la Grèce de rattraper certains développements. Peut-être que les difficultés économiques du pays ont aussi joué un rôle, ou peut-être également le fait que les Chypriotes grecs soient reconnu comme un Etat séparé avec une identité séparée plus établie rend leurs relations avec la Grèce différentes par rapport à notre relation avec la Turquie.
La Grèce a l’air moins impliquée et la Turquie davantage engagée. Au final, ce qui compte c’est que tous les garants jouent un rôle positif. On peut le voir dans leur communiqué, ils s’engagent à soutenir nos efforts dans ces pourparlers. Nous devons nous focaliser sur ce qui est positif, un scénario positif sans s’attendre à des choses négatives pour éliminer les possibles incidents de route ou les malentendus”.

Sertaç Aktan, euronews :
“Attendez-vous un nouvelle cartographie des Chypriotes grecs ou en préparez-vous une nouvelle ? Est-ce que la question de cette carte est nouvelle dans les négociations ? Et je sais que vous avez une anecdote à ce propos, je voudrais l’entendre”.

Mustafa Akinci, dirigeant chypriote-turc :
“Et bien quand la Grèce est entré dans les négociations, le leader greco-chypriote (Nicos Anastasiades) avait déjà dans les mains une lettre de refus avec lui. Donc de ce que nous comprenons, avant même d’avoir vu notre proposition de carte, il s‘était préparé à la rejeter. Donc personne ne doit s’attendre à de grands changements sur notre carte”.

Sertaç Aktan, euronews :
“Vous disiez que la Grande-Bretagne n’est en fait pas très enthousiaste d‘être un Etat “garant” et est plus concentré sur les intérêts de ces bases militaires. Selon vous, qu’elles sont les contributions des Britanniques et des Européens dans ces négociations ? Leur rôle est-il positif ? Qu’attendez-vous après le 18 janvier ?

Mustafa Akinci, dirigeant chypriote-turc :
“La Grande-Bretagne pourrait facilement renoncer à son statut de garant, mais elle n’abandonnerait pas ses bases. Ils ne contribuent pas beaucoup à nos efforts. Ce n’est pas très différent pour l’Union européenne, leur intérêt vient du fait que les Chypriotes grecs sont un membre de l’UE. L’Union européenne est juste un observateur et le restera. Les parties vraiment concernées sont les deux populations qui vivent sur l‘île”.

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