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La peur d'un Brexit dur fait plonger la livre


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La peur d'un Brexit dur fait plonger la livre

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La peur d’un Brexit dur pesait sur la livre sterling ce lundi à Londres, à la veille d’un discours clé de Theresa May. La Première ministre britannique devrait en effet réitérer sa volonté de privilégier le contrôle des frontières sur l’accès au marché unique européen. Bruxelles lie en effet la libre circulation des biens à celle des personnes.

La devise britannique a touché un nouveau plus bas en trente ans contre le billet vert, passant sous 1,20 dollar avant de se ressaisir, aidée par une déclaration de la porte-parole de Downing Street qualifiant les anticipations de la presse de spéculations.

Menaces de dumping fiscal

Toutefois, pour Mike Ingram, analyste de marché chez BGC Partners, “il apparaît de plus en plus clairement que le Royaume Uni a peu de chance de conserver son accès au marché unique européen. Si tel devait être le cas, nous nous retrouverions livrés à nous mêmes et le gouvernement se prépare à batailler ferme. Au cours des dernières 24 heures, le ministre des finances, Philip Hammond, a insinué que le pays pourrait recourir au dumping fiscal s’il se voyait refuser l’accès au marché unique.

Le gouvernement britannique a d’ailleurs déjà annoncé vouloir réduire d’ici 2020 son impôt sur les sociétés de 20% actuellement, à 17%, ce qui en fera le plus faible des pays du G20.

Theresa May a reçu un soutien de poids en la personne de Donald Trump. Dans un entretien au Sunday Times, le Président américain élu a rendu hommage au Brexit et annoncé vouloir conclure “très rapidement” un accord commercial avec le Royaume-Uni.

Inflation importée

En attendant, la faiblesse de la livre sterling commence à doper les prix des biens importés, notamment des carburants, des produits alimentaires et des vêtements. Attendue ce mardi, l’inflation pourrait avoir atteint 1,4% en décembre, un plus haut en deux ans. Et les économistes anticipent une hausse continue en 2017.

Pourtant, dans l’Essex, une région qui a voté massivement en faveur du Brexit, ce n’est pas la hausse des prix qui inquiète, mais la lenteur de la procédure. Tony Geary, vendeur de vêtements sur les marchés, s’impatiente : “Les choses pourraient se faire un peu plus vite,-” estime-t-il. “_Le vote populaire en faveur de la sortie de l’Union européenne remonte à juin. Certes, il y a beaucoup de choses à faire mais Theresa May doit à présent appuyer sur le bouton et s’assurer que tout est en place pour que d’ici avril, elle soit en mesure de faire avancer les choses.

La livre a perdu 20% contre dollar et 14% contre euro depuis le vote de juin. Les grandes gagnantes de cette dépréciation sont les multinationales du FTSE-100 qui concluent leurs affaires en dollars ou en euros et bénéficient ainsi d’un effet de change positif.

Avec AFP, Reuters.

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