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Los Angeles : le gratte-ciel à l'épreuve du big one


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Los Angeles : le gratte-ciel à l'épreuve du big one

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Le plus grand gratte-ciel de Los Angeles sera très bientôt fini, le Wilshire Grand Center, 338 mètres de haut. Seulement voilà il se dresse dans une zone sismique sur la faille de San Andreas. Et il devrait pouvoir résister à des secousses d’une intensité de plus de 8,3 sur l‘échelle de Richter.

Car comme dans la fable, il pourra plier, sans pour autant rompre.

Christopher C. Martin, AC Martin Partners Inc. : “A l’instar d’un roseau dans le vent il bouge lors d’un séisme, mais ses mouvements sont retardés par les BRB les “buckling restraint braces” qui sont très long puisqu’ils mesurent plus de 10 mètres. Ce sont de longs amortisseurs qui absorbent l‘énergie. C’est comme quand un skier fait une descente et qu’il utilise ses bâtons pour absorber l‘énergie avec ses bras.”

La construction consiste en un coeur en béton entouré d’une structure métallique. C’est cette structure qui agit en fait comme les bâtons d’un skieur. Elle est solidaire du béton sur trois différents points

Thomas A. Sabol, University of California : “Ils ont dû faire en sorte que le bâtiment soit suffisamment solide mais il fallait aussi que le bâtiment soit malléable. On veut dire par là que quelque chose qui peut surpasser sa résistance sans pour autant le briser. Un bon exemple serait un trombone. Quand on le tord, on va au delà de sa résistance mais il ne casse pas. Si on le compare avec une vitre, vous prenez un marteau et vous frappez. Elle va immédiatement se casser. Avec nous ne voulons pas que nos bâtiments réagissent comme une vitre, nous voulons qu’ils soient malléables.”

Il n’y a plus qu‘à attendre l’arrivée du Big One, le fameux tremblement de terre dont on évalue la magnitude à 8,5 voire plus sur l‘échelle de Richter… On verra alors si le roseau plie toujours.

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