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Lara Gut va bien, Lindsey Vonn revient fort


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Lara Gut va bien, Lindsey Vonn revient fort

Bonjour et bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré aux sports d’hiver. Ce dimanche, une super Gut remporte le super-G de Garmisch-Partenkirchen. C’est bien simple : la Suissesse est invaincue dans la discipline depuis le début de la saison.

Comme à Lake Louise et à Val d’Isère, Lara Gut monte sur la plus haute marche du podium pour réussir la passe de trois et signer, au total, son onzième succès en super-G. Elle fait la différence dans la partie la plus sinueuse du tracé, sur une piste où elle avait déjà gagné l’an passé.

Au passage, elle fait une bonne opération dans la course au gros globe de cristal en revenant à 135 points de Mikaela Shiffrin alors qu’il reste davantage d‘épreuves de vitesse que d‘épreuves techniques à disputer d’ici à la fin de la saison.

En Bavière, Lara Gut relègue à 67 centièmes de seconde la jeune Autrichienne Stéphanie Venier, pourtant partie sans repères avec son dossard numéro 2. Sans repères, mais pas sans références, puisqu’elle fut championne du monde de la spécialité chez les juniors au Québec en 2013.

A Lake Louise comme à Val d’Isère, c‘était Tina Weirather qui avait terminé à la deuxième place. Cette fois, la skieuse du Liechtenstein – qui court toujours après son premier succès de l’hiver – recule d’un rang en étant battue pour 86 centièmes. Elle aura l’occasion de se racheter dès mardi lors du géant de Kronplatz, en Italie.

Le retour gagnant de Lindsey Vonn

Lindsey Vonn a été éloignée du circuit pendant 322 jours à cause de fractures du tibia, puis du bras. Mais elle a renoué avec la victoire en s’adjugeant la descente de Garmisch seulement six jours après son grand retour. Tessa Worley, actuellement quatrième du classement général de la Coupe du monde, nous explique pourquoi l’Américaine est la reine de la vitesse.

Tessa Worley : “Je pense qu’elle est plus forte parce qu’aujourd’hui en descente, il y a cette notion d’engagement. Pas forcément comme on l’entend, c’est-à-dire sauter les bosses comme une folle ou prendre des trajectoires insensées, mais une notion d’engagement sur la technique, sur le ski. Faut savoir que quand on fait notre geste technique, on essaie d’accélérer à chaque courbe, on essaie de se servir de notre matériel pour pouvoir aller le plus vite possible.”

Tessa Worley : “C’est vrai qu’en descente, il y a la vitesse de la piste, de la pente et du tracé qui fait que c’est déjà assez extrême, mais il faut arriver par-dessus ça à rajouter l’accélération du ski et elle, elle le fait très bien, elle n’a peur de rien et elle cherche toujours à aller plus vite.”

Killy, le King de Kitz

Tous les grands skieurs se sont imposés au moins une fois à Kitzbühel. Illustration ces jours-ci avec les victoires de Matthias Mayer en super-G, de Dominik Paris en descente et de Marcel Hirscher en slalom. Bien avant eux, Jean-Claude Killy avait triomphé deux jours de suite dans la “Mecque du ski”.

Intouchable, c’est l’adjectif qui convient le mieux pour qualifier Jean-Claude Killy en 1967. Cette année-là, le skieur de Val d’Isère remporte 12 des 17 courses de la Coupe du monde nouvellement créée, dont six d’affilée au mois de janvier. Dans le Tyrol, il survole d’abord la descente, puis dès le lendemain le slalom.

Il fera encore plus fort en 1968 en s’offrant son deuxième globe de cristal et surtout en glanant trois médailles d’or à domicile lors des Jeux olympiques de Grenoble. Rassasié, il met alors fin à sa brillante carrière de skieur à seulement 25 ans.

Stoch, star à domicile

En saut à ski, au lendemain de la victoire des Allemands lors du concours par équipes de Zakopane, il y avait une épreuve individuelle ce dimanche sur le tremplin polonais. Voyons ensemble qui s’est illustré.

Kamil Stoch a fait rugir de plaisir les 40.000 spectateurs massés au pied du tremplin. Devant son public, le Polonais, seulement sixième après le premier saut, a ensuite atterri à 131,5 mètres pour remporter son quatrième concours consécutif, son cinquième de l’hiver et le vingtième de sa carrière. Le double champion olympique de Sotchi et récent lauréat de la Tournée des Quatre Tremplins a pris le large en tête de la Coupe du monde, puisque son dauphin, le Norvégien Daniel Andre Tande, a dû se contenter de la septième place.

Les Allemands, vainqueurs la veille du concours par équipes, ont encore fait très fort en plaçant trois des leurs dans le sillage de Kamil Stoch. Dans l’ordre, Andreas Wellinger, auteur d’un deuxième saut à 133 mètres, Richard Freitag, qui n‘était plus monté sur un podium depuis deux ans, et Markus Eisenbichler.

Je vous donne rendez-vous dimanche prochain pour un nouveau numéro de Gravity. En attendant, on se quitte avec les plus belles images de saut à ski à Zakopane et de ski alpin à Garmisch-Partenkirchen : it’s snowtime !

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

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