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Berlin : la mode très éco

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Souvent la mode et l’industrie de l’habillement sont attaqués comme étant bien peu favorables à la protection de l’environnement. Mais de ce côté là aussi cela bouge un peu. Il y a six ans le salon de la mode verte et éthique à Berlin s‘était ouvert devant quelques personnes. Cette année 179 marques y étaient présentes.

A l’instar de la société Kunert qui recycle filets de pêche et tapis… explication par sa dirigeante Susanne Mayr : “Nous travaillons avec notre partenaire Econyl avec qui nous faisons ce procédé. Les filets sont déchiquetés et ensuite on rajoute d’autres matières comme des restes de tapis. On enlève tous les fluides et cela devient un granulat. Et à partir de ce granulat on fait un fil avec lequel on peut faire les bas.”

Ces talons hauts sont l’oeuvre d’Alina Schuerfeld et eux aussi viennent de l’océan et des poubelles d’une poissonnerie où on a récupéré de la peau de saumon. Elle même transformée en cuir. La paire de stilettos coûte près de 500 euros.

Voici des noeuds papillons en… bois. A l’instar de Rodolphe Frenchy’c un créateur français qui lui aussi travaille dans le respect de l’environnement la société grecque Exallo propose cet accessoire chic et décalé.

Carpasus fabrique des cravates avec de la soie suisse. Enfin une partie seulement car les producteurs helvétiques n’ont pu leur fournir qu’une trentaine de kilos par an.

Michael Zaech, co-fondateur de Carpasus : “Pour nous c’est sympa de voir que l’on produit à nouveau de la soie en Suisse. C’est une source de revenu pour les agriculteurs. Nous sommes une marque suisse qui travaille avec des produits locaux. Et nous espérons que nous allons aider au retour de cette production et que le volume va augmenter.”

Les données, l’intelligence artificielle et la techniqu sont aussi de grandes tendances. “Fashion tech” était un des satellites du salon de Berlin.

La styliste belge Jasna Rok a présenté un étonnant collier qui obéit non plus au doigt et à l’oeil mais à la pensée.

Jasna Rok : “Il porte un capteur EEG qui détecte les ondes cérébrales et les envoie en temps réel au col. Le collier réagit en fonction des impressions de confort de celui qui le porte. Ainsi par exemple si vous n‘êtes pas à l’aise si je suis trop près, ou si vous vous recevez trop d’images, vous êtes stressés le col va remonter pour former un cocon autour de vous.”

Anita Tillman, organise Fashion Tech : “Je pense que cela va extrêmement se développer. Les gens vont l’utiliser. Dès que quelque chose devient simple et utile les gens l’utilisent, on utilise la technique. C’est une évolution tout à fait normale.”

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