DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Trump serre la vis sur l'immigration et suscite un tollé


monde

Trump serre la vis sur l'immigration et suscite un tollé

Protéger les Etats-Unis face au terrorisme. C’est l’objet d’un décret signé par Donald Trump, qui interdit, pendant trois mois l’entrée, sur le sol américain, aux ressortissants de sept pays musulmans, jugés à risque : Irak, Syrie, Yémen, Somalie, Soudan, Libye et Iran.

Dans les aéroports américains, des réfugiés ont déjà été arrêtés à leur arrivée, alors qu’en Egypte, notamment, des voyageurs irakiens et yéménites n’ont pas pu embarquer pour New York. La compagnie Qatar Airways, de son côté, a averti ses clients que seuls les passagers des pays concernés, munis de visas diplomatiques, pouvaient prendre un avion pour les Etats-Unis. L’interdiction vise également les détenteurs de cartes vertes.

L’ONG Amnesty International dénonce les mesures du nouveau président américain, qui a également gelé le programme d’accueil des réfugiés. “Alors que nous connaissons une crise mondiale des réfugiés, le président Trump fait barrage aux réfugiés syriens et freine leur relocalisation aux Etats-Unis. Ce décret est profondément choquant et doit être retiré immédiatement”, a déclaré Audrey Gaughran, directrice des questions thématiques mondiales chez Amnesty.

Autre réaction, celle du porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations, Leonard Doyle : “Bien évidemment, ce décret va affecter la relocalisation des personnes qui ont déjà été évaluées comme étant en danger. Mais c’est une opportunité pour que d’autres pays intensifient leurs efforts. Plutôt que de critiquer l’administration américaine, laissons d’autres pays faire un pas en avant et être aussi généreux que les Etats-Unis l’ont été ces dernières décennies.”

Depuis 2011, quelque 18.000 Syriens ont été acceptés aux Etats-Unis. Le décret de Donald Trump ferme provisoirement la porte à ces réfugiés, qui vivent dans un camp au Liban : “C’est injuste. Nous avons fui la guerre, les bombardements et, aujourd’hui, le président Trump refuse de nous accueillir. Où doit-on aller”, s’interroge Abu.