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La Silicon Valley condamne le décret anti-immigration

Les géants de la Silicon Valley ont emboîté le pas aux milliers de citoyens américains en réagissant ouvertement ce week-end au décret sur l’immigration du président Trump. Les entreprises technologiques de la côte ouest emploient traditionnellement plus d‘étrangers que la moyenne.

Il y a tout d’abord ceux qui agissent, comme la plate-forme de logements Airbnb, qui a déclaré qu’elle hébergerait gratuitement les réfugiés refoulés du sol américain, et encouragé sa communauté à faire la même chose.

Dans la même veine, Uber a baissé le prix de ses trajets pendant une manifestation de taxis à l’aéroport JFK et a mis en place un fond de 3 millions de dollars pour protéger ses salariés et chauffeurs qui seraient impactés par le décret.

Google, dont plus de 100 employés seraient touchés par le décret, a décidé de verser 4 millions de dollars à des ONG luttant pour les droits des migrants.

Le PDG de Microsoft (Satya Nadella), qui est comme celui de Google (Sundar Pichai) d’origine indienne, a assuré à ses salariés que sa firme continuerait de défendre “l’influence positive“ de l’immigration.

Les réseaux sociaux se sont aussi déclarés défavorables à l’initiative de la Maison Blanche, comme Facebook par la voix du petit-fils d’immigré Mark Zuckerberg, et Twitter qui a expliqué sur son compte officiel : “Twitter est construit par des immigrants de toutes les religions“.

C’est pour des raisons économiques que le patron de la plate-forme professionnelle LinkedIn Jeff Weiner a contesté la mesure de la Maison Blanche, en rappelant que “40% des 500 plus grandes fortunes américaines sont des immigrés ou des enfants d’immigrés“.

Apple n’aurait jamais existé sans l’immigration“, a conclu son PDG Tim Cook dans un e-mail envoyé samedi à ses effectifs. Le fondateur d’Apple, Steve Jobs, était le fils d’un Syrien venu étudier aux Etats-Unis. La Syrie est l’un des sept pays visés par le décret américain.

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