DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Corruption : l'UE invite la Roumanie à ne pas faire "marche arrière"


monde

Corruption : l'UE invite la Roumanie à ne pas faire "marche arrière"

Lors de son adhésion en 2007, la Roumanie a promis de s’aligner sur les normes européennes en matière de lutte contre la corruption.

Elle fait d’ailleurs partie des deux seuls Etats membres, faisant l’objet d’une évaluation annuelle de Bruxelles dans ce domaine.

Avec ce décret, c’est comme si le gouvernement roumain faisait “marche arrière à quelques mètres de l’arrivée de son marathon contre la corruption”, a fait savoir le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans (chargé de l’Amélioration de la législation, des Relations inter-institutionnelles, de l‘État de droit et de la Charte des droits fondamentaux).

Le député européen roumain, Siegfried Muresan, interrogé par euronews, estime qu’il reste une dizaine de jours pour agir avant que le décret n’entre en vigueur.

“Tous nos partenaires internationaux, la Commission européenne, mais aussi les Etats membres, et nos partenaires de l’autre côté de l’Atlantique, les Etats-Unis, doivent utiliser tous les moyens à leur disposition pour mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il retire ce texte”, ajoute l‘élu européen issu du même parti que l’ancien président de la Roumanie Traian Băsescu (le Parti Mouvement Populaire) et appartenant au groupe du Parti Populaire Européen.

Pour Norica Nicolai, députée européenne plus proche des sociaux-démocrates (groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe), il faut tout de même légiférer.

_“La corruption est un problème en Roumanie comme dans beaucoup de pays de l’Union Européenne. (…) Il faut l’empêcher, mais malheureusement la Roumanie n’a fait presque rien pour empêcher la corruption. On doit avoir des lois claires, des lois qui ne donnent aucune marge d’interprétation, estime de son côté Norica Nicolai.

Le décret voulu par le gouvernement roumain prévoit de diviser par deux les peines encourues pour abus de pouvoir, il allège également le délit de favoritisme.

Le parquet national anticorruption (DNA) en Roumanie enquête actuellement sur plus de 2000 cas d’abus de pouvoir.

Ces deux dernières années près de 1200 élus et haut fonctionnaires ont été condamnés pour ce motif dans le pays.

Avec agences.