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Décret controversé en Roumanie : la Cour constitutionnelle va arbitrer


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Décret controversé en Roumanie : la Cour constitutionnelle va arbitrer

L’assouplissement de la loi anti-corruption en Roumanie ne cesse de faire des remous, et pas seulement dans la rue. Après la démission du ministre du Commerce, le ministre de la Justice, en première ligne, refuse lui de démissionner, mais va déléguer ses pouvoirs à son adjoint jusqu’au 7 février. Le 7 février, c’est aussi la date butoir que la Cour constitutionnelle a donné au gouvernement social-démocrate pour défendre son décret. La Cour a été saisie par le président de centre-droit du pays, et par le Conseil supérieur de la magistrature.

Le nouveau gouvernement entré en fonction le 4 janvier n’aura pas mis longtemps à se faire désavouer. Mercredi même l’Union européenne critiquait la Roumanie. Ce responsable du parti au pouvoir lui a répondu à notre micro.

“Je suis déçu de ces critiques parce que Ies visions de la Commission européenne ne sont habituellement pas fondées sur les lois internationales, ou roumaine, constate Eugen Nicolicea. Lors de l’examen pour Schengen, on nous a demandé d’aller contre notre constitution, c’est une preuve de mauvaise foi ou de non-professionnalisme.”

Le décret d’urgence adopté mardi soir pourrait mettre les hommes politiques à l’abri de certaines poursuites. Les Roumains ne pardonnent pas cette mesure. Elle engendre les plus grandes manifestations depuis la chute du communisme.