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Décret migratoire : la Maison Blanche promet de contre-attaquer


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Décret migratoire : la Maison Blanche promet de contre-attaquer

Le vice-président américain Mike Pence a promis de contre-attaquer, en pleine bataille autour du décret migratoire de Donald Trump.

Une Cour d’appel fédérale a rejeté ce week-end l’appel du ministère de la Justice et maintenu la suspension provisoire du décret, le temps de juger la plainte déposée par le procureur de l’Etat de Washington. Selon ce magistrat, le texte qui interdit l’entrée sur le sol américain aux ressortissants de sept pays (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) n’est pas constitutionnel car il vise en particulier les musulmans.

Le peuple américain sait que les menaces sont réelles et il a élu Donald Trump pour de nombreuses raisons. L’une d’elle était que l’on repense nos politiques migratoires afin que ceux qui représentent une menace pour nos familles et nos communautés ne viennent pas dans ce pays et nous continuerons d’insister là dessus. Nous sommes confiant : les actes du président sont solidement ancrées dans le droit et dans la constitution“ a assuré Mike Pence, invité de l‘émission Meet the Press, sur NBC.

Je n’arrive pas à croire qu’un juge puisse mettre notre pays en péril. Si quelque chose se passe, ce sera sa faute et celle du système judiciaire. Les gens affluent. Mauvais !“ a tweeté Donald Trump, comme souvent très offensif sur la plate-forme de micro-blogging.

Incertitude au terminal

La politique migratoire américaine est revenue à la normale le temps de ce vide juridique, mais la situation peut basculer rapidement, dans un sens comme dans l’autre.

Dans les terminaux de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, certains passagers ne cachent pas leur inquiétude. “Même si nous ne sommes pas citoyens des pays concernés, le fait que l’on soit musulmans m’inquiète beaucoup“ dit une américaine d’origine pakistanaise. “On nous a dit qu’on pourrait être retenus et questionnés à l’atterrissage. J’ai un fils de 16 mois, je m’inquiète pour son futur“.

60.000 visas, suspendus par le texte ont retrouvé leur validité, et des ressortissants des septs pays concernés ont profité de ce délai pour rejoindre les Etats-Unis.

La Maison Blanche n’a pas dit son dernier mot. Elle pourrait saisir la Cour suprême.

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