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Le revirement récent de Londres à l'égard d'Israël


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Le revirement récent de Londres à l'égard d'Israël

La position de la Grande-Bretagne à l‘égard d’Israël semble moins critique ces derniers temps, et le Premier ministre israélien l’a bien compris. Avant même de s’envoler pour Londres, Benjamin Netanyahou a clairement dit qu’il voulait profiter de ces vents favorables :

Les opportunités proviennent du fait qu’il y a une nouvelle administration à Washington et un nouveau gouvernement en Grande-Bretagne. J’ai l’intention de parler avec chacun d’entre eux sur le resserrement de nos liens, bilatéralement et trilatéralement.

Alors que les images d’Amona et des colons évacués ont fait le tour du monde, Israël a annoncé l‘établissement d’une nouvelle colonie en Cisjordanie occupée, la première depuis la fin des années 90, afin de reloger ces colons. Depuis l’investiture de Donald Trump, ce sont 6 000 constructions qui ont ainsi été approuvées.

Ce que Netanyahou souhaite, c’est convaincre la Grande-Bretagne d’adopter une position aussi ouverte que celle de la nouvelle administration américaine.

Le 23 décembre dernier, Londres avait pourtant voté la résolution de l’ONU condamnant la politique de colonisation d’Israël, laquelle avait enragé Benjamin Netanyahou.

La résolution avait pu passer, pour la première fois depuis 1980, grâce à l’abstention des Etats-Unis.

Mais, le tweet de Donald Trump avait rapidement remis les pendules à l’heure :
Quant aux Nations Unies, les choses seront différentes après le 20 janvier“, écrivait-il…

Israël y avait alors vu le plein soutien du nouveau président des Etats-Unis envers sa politique d’expansion. Theresa May, dans sa quête d’un nouvel allié, avait emboîté le pas, allant jusqu‘à critiquer le discours du secrétaire d’Etat John Kerry sur le gouvernement israélien.

Autant de signes de bon augure pour le dit gouvernement. Les Etats-Unis ont toujours été un allié de l’Etat hébreu, face à une Europe plus critique.

Netanyahou pourrait jouir d’un soutien encore plus marqué de leur part, et il pourrait même récupérer dans son camp la Grande-Bretagne post-Brexit, impatiente de conclure des accords économiques bilatéraux.
Beaucoup en Europe, en tout cas, voient dans les agissements du gouvernement May un signe de rapprochement.

Pour la conférence de paix de Paris mi-janvier, qui avait là aussi enragé le gouvernement israélien, Londres avait exprimé des réserves et refusé d’envoyer une délégation officielle, alors que plus de 30 ministres des affaires étrangères étaient présents.

Boris Johnson, absent, Londres n’avait pas signé le communiqué final, qui prône une solution de paix à deux Etats et entérine la condamnation de la colonisation israélienne en dénonçant des actions unilatérales décidées par l’un ou l’autre pays qui menaceraient une solution négociée.

Ce refus a été interprété comme reflétant la volonté de Londres de rester proche de l’administration américaine et il a été bien accueilli par Israël.

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