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Stuhec et Feuz, les as de la vitesse


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Stuhec et Feuz, les as de la vitesse

Bonjour et bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré aux sports d’hiver. Les skieuses slovènes gardent la main sur l‘épreuve-reine des championnats du monde, la descente. Ilka Stuhec succède au palmarès à Tina Maze, sacrée il y a deux ans.

Tina Maze partie à la retraite, Ilka Stuhec reprend le flambeau en décrochant, à 26 ans, son premier titre mondial. En début de saison, personne n’y aurait cru, car elle ne comptait aucun podium. Depuis, tout a changé, elle a gagné cinq courses de Coupe du monde, dont trois descentes.

Dans la station des Grisons, elle fait parler sa science de la glisse pour repousser à quatre dixièmes de seconde l’Autrichienne Stephanie Venier et à 45 centièmes l’Américaine Lindsey Vonn qui fut championne du monde de descente à Val d’Isère en 2009, puis championne olympique l’année suivante à Vancouver.

Sofia Goggia filait vers la médaille avant de croiser ses skis dans la partie finale et d‘échouer finalement à la quatrième place avant de s’effondrer, en larmes, dans l’aire d’arrivée.

Feuz, la fierté suisse

Après les femmes, les hommes sont entrés en piste sur la Corviglia. Le grand favori de la descente, Beat Feuz, n’a pas déçu le public suisse en s’imposant au lendemain de son trentième anniversaire.

Sous les applaudissements de 40.000 spectateurs, dont Roger Federer, Beat Feuz s’offre un beau cadeau avec 24 heures de retard. La faute au brouillard qui avait conduit les organisateurs à décaler cette descente à dimanche.

Pas de problème pour le Bernois qui connaît cette piste par coeur et qui devance de douze centièmes de seconde le Canadien Erik Guay, sacré en super-G quatre jours plus tôt. L’Autrichien Max Franz s’adjuge la médaille de bronze aux dépens de Kjetil Jansrud et de Patrick Kueng, qui était le tenant du titre.

Il s‘était imposé à Beaver Creek en 2015 devant Travis Ganong et un certain Beat Feuz. Ce lundi, place au combiné alpin avec dans le rôle de l’homme à battre, le Français Alexis Pinturault.

Worley et Grange dans les starting-blocks

Après les courses de vitesse, place aux épreuves techniques pour la deuxième semaine des Mondiaux. Tessa Worley, titrée en 2013, sera la favorite du géant, tandis que Jean-Baptiste Grange visera la passe de trois en slalom après ses sacres en 2011 et en 2015.

Tessa Worley : “Vu les émotions et la joie que ça m’a procuré, c’est clair qu’on a envie de rééditer ça plusieurs fois. Les championnats du monde, c’est particulier par rapport à une Coupe du monde, parce que c’est le jour J qu’il faut être présent, il y a une médaille au bout. Donc, oui, la motivation est d’autant plus forte.”

Jean-Baptiste Grange : “Quand tu arrives au départ d’un championnat du monde, ce n’est pas comme une course de Coupe du monde. Tu peux être le favori et n’avoir que 20 % de chances de gagner, tu peux être le 20e mondial et avoir 80 % de chances. Tu pensais que c‘était jouable et finalement, tu n’y arrives pas. Il y a tellement de scénarios possibles que moi, je vais simplement me servir de mon expérience pour arriver au mieux et pour gérer au mieux l‘évènement. Maintenant, c’est sûr que quand je suis au départ d’un évènement comme cela, ce n’est pas pour faire un top 10, c’est pour aller chercher une médaille.”

Kamil Stoch est capable de tout

On prend maintenant la direction du Japon pour parler de saut à ski avec un Kamil Stoch capable du pire le samedi, comme du meilleur le dimanche.

Un jour 18e et dès le lendemain sur la plus haute marche du podium, c’est le drôle de week-end vécu par le Polonais Kamil Stoch. Le double champion olympique de Sotchi et vainqueur sortant de la Tournée des Quatre Tremplins reprend son envol lors du deuxième concours de Sapporo en s’imposant avec un total de 262,7 points. Il devance l’Allemand Andreas Wellinger qui était en tête après la première manche avec un saut mesuré à 140,5 mètres.

Plus que jamais leader de la Coupe du monde, Kamil Stoch a un nouveau dauphin en la personne de Stefan Kraft. L’Autrichien se classe troisième, comme la veille, grâce à son deuxième saut à 144 mètres. Aucun concurrent n’a posé son télémark aussi loin, pas même Maciej Kot ou Daniel-André Tande qui complètent le Top 5. Tous les sauteurs vont maintenant se rendre à Pyeongchang pour y disputer les épreuves pré-olympiques.

Le jour de gloire de Fortuna

Bien avant Kamil Stoch, un autre Polonais avait brillé à Sapporo lors des Jeux olympiques d’hiver en 1972. Chez eux, les Japonais avaient signé un triplé sur le petit tremplin, mais ils n’avaient pas connu la même réussite sur le grand tremplin.

Ce jour-là, on retrouve sur le podium l’Est-Allemand Rainer Schmidt, le Suisse Walter Steiner et le Polonais Wojciech Fortuna. Ce total inconnu déjoue tous les pronostics en signant à Sapporo la seule et unique victoire de sa carrière.

A seulement 19 ans, il remporte un concours perturbé par le vent grâce à des sauts mesurés à 111 et 87,5 mètres. Fortuna, qui ne devance son dauphin que d’un dixième de point, devient à cette occasion le premier Polonais titré lors des Jeux olympiques d’hiver.

It’s snowtime !

On se quitte avec les images de la première étape du Freeride World Tour dans la Principauté d’Andorre. Avec les victoires – chez les femmes et chez les hommes, en snowboard et en ski – d’Anne-Flore Marxer, d’Arianna Tricomi, de Sammy Luebke et de Drew Tabke : it’s snowtime !

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