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La puce électronique sous la peau fait son chemin

Imaginez un monde sans clés, ni cartes. Un monde où poser simplement sa main sur un lecteur permet d’ouvrir une porte, comme par miracle.

Plus pratique, plus rapide

Des employés de la société belge Newfusion se sont fait implanter sous la peau, près du pouce, une puce électronique (RFID), de la taille d’une mine de crayon. Elle permet, non seulement d’ouvrir la porte, mais aussi d’allumer son ordinateur, entre autres… Plus besoin de badges, que l’on a tendance à oublier chez soi.

Huit des douze employés de cette entreprise ont souhaité porter cette puce, dont le PDG Vincent Nys :

“C’est nous qui l’avons choisie, c’est nous qui la contrôlons. Mais si un jour, un gouvernement introduit ces puces sur le marché et les propose à la population, il y aura bien sûr aussi des risques. Cela posera des questions relatives à la vie privée, à la sécurité. Quelles données pourra-t-on mettre dans la puce ?”

Cette puce électronique coûte environ 100 euros. Elle contient une mémoire interne, qui permet d’accéder, via un logiciel, aux données personnelles de l’employé. A terme, ces puces pourraient offrir plein de possibilités. Dries Van Craen a développé le logiciel :

“Il suffit de scanner la puce pour obtenir vos informations personnelles, par exemple votre morceau de musique préféré sur Spotify. Ce morceau peut être ajouté à une liste de lecture que vous partagez avec vos collègues de bureau. La puce peut fait apparaître votre liste de tâches, comme un tableau de bord personnalisé. Avec le temps, les années, on pourrait imaginer tellement de choses avec ce simple identifiant personnel.”

Les données contenues dans la puce peuvent être transmises à un smartphone, comme, par exemple une carte de visite. A terme, cette technologie pourrait aussi révolutionner les modes de paiement.

“Si vous prenez un livre à la bibliothèque, si vous prenez les transports publics, il faut avoir une carte. Dans les magasins, il faut avoir une carte bancaire, vous pouvez en avoir plusieurs. On a tellement de cartes. Si on pouvait changer cela, si on pouvait se connecter à notre identité, et non l’inverse, eh bien, ce serait un monde idéal”, estime Vincent Nys.

Quels risques ?

Mais certains pointent les dangers de ces puces électroniques, qui pourraient, à terme, permettre de contrôler chacun de nos faits et gestes. D’autres pointent les risques de ces implants pour le corps :

“La technologie progresse rapidement. C’est comme quand vous construisez une maison. Si vous équipez les murs, les sols et tout le reste avec les technologies dernier cri, eh bien ces technologies seront dépassées au bout de trois ans. C’est pareil quand si implantez quelque chose dans votre corps. Il peut y avoir des risques pour la santé. Et aurez-vous envie de recommence tous les trois ans ? Car c’est la réalité. Ca va changer constamment.”

La puce électronique sous la peau fait progressivement son chemin. Une société suédoise l’avait déjà proposée à ses employés en 2015, notamment pour faire des photocopies. Elle est aussi déjà utilisée comme moyen de paiement aux Etats-Unis.

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