DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Quel président pour l'Equateur ?


Equateur

Quel président pour l'Equateur ?

ALL VIEWS

Touchez pour voir

Dimanche, pour le premier tour, les électeurs choisiront parmi les huit candidats en lice, et le match se jouera certainement entre les deux candidats en tête des intentions de vote, deux hommes que tout oppose : Guillermo Lasso, l’ancien banquier, le challenger, et Lenin Moreno, le candidat du parti au pouvoir qui représente la continuité.

Il compte poursuivre le processus socialiste lancé par Rafael Correa il y a 10 ans, un système qui combine dépenses sociales, impôts et endettement élevés. Lenin Moreno, est l’ancien vice-président de Rafael Correa :

Je vous le dis à tous : la mission continue. La mission pour les personnes handicapées, oui, mais aussi pour les personnes âgées, les femmes qui ont été abandonnées, les travailleurs domestiques, les enfants, les jeunes, les femmes qui ont été maltraités.

Guillermo Lasso s’est présenté sous l‘étiquette du mouvement Créant des opportunités (Creo), il s’est engagé à “lutter contre la corruption”. Ancien banquier, il souhaite réduire les dépenses publiques de cinq milliards de dollars, favoriser l’investissement étranger et diminuer les impôts pour stimuler la consommation.

Nous allons éliminer, nous débarrasser des 14 impôts de l’Equateur, parce que le peuple équatorien en a assez de tant d’impôts, de tant d’abus, et par dessus tout de la corruption qui règne dans le camp de Correa.

Cette droite accuse le président sortant d’avoir gaspillé la manne pétrolière. Elle tente aussi de tirer profit d’affaires de corruption, impliquant notamment des fonctionnaires de l’entreprise Publique Petroecuador.

Président de l’Equateur depuis janvier 2007, l‘économiste de 53 ans, Rafael Correa laisse derrière lui un pays transformé, mais dont l’héritage est mitigé.
Plusieurs indicateurs socio-économiques valident sa gestion du pays, notamment le taux de pauvreté ramené en dix ans de 36,74 % à 25,35 %, et le PIB qui est passé de 48 milliards d’euros à 94 milliards.

Par contre, le taux de chômage à 5,2 % est en hausse, le PIB a accusé une baisse d’1,7 % en 2016, et les dépenses publiques équivalentes à 23 milliards d’euros dépassent largement les revenus de l’Etat qui sont de 15 milliards et demi d’euros.

À sa décharge, Rafael Correa a qualifié de “tempête parfaite” la combinaison de facteurs externes qui ont affecté ces dernières années l‘économie équatorienne, dollarisée depuis 2000.

Depuis deux ans, le pays producteur de pétrole a dû faire face à la chute des cours du brut et à la hausse du billet vert. Il y a eu aussi le tremblement de terre dévastateur d’avril 2016 qui a causé à lui seul plus de trois milliards d’euros de dégâts. Pour faire face, le pays s’est endetté à hauteur de 40 % du PIB.

Cette course pour la présidentielle est la plus serrée de l’histoire récente de l’Equateur. Pour l’emporter au premier tour, un candidat doit réunir 40 % des voix avec 10 points d’avance sur le suivant.

Les électeurs sont aussi appelés à désigner le vice-président, 137 députés et cinq représentants au Parlement andin, en présence d’observateurs de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’Union des nations sud-américaines (Unasur).

Avec AFP



ALL VIEWS

Touchez pour voir

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Syrie

Syrie : bientôt 7 ans de conflit, peu de perspectives de paix