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Un outil de poche pour mesurer la qualité de l'air en temps réel


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Un outil de poche pour mesurer la qualité de l'air en temps réel

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Certaines start-up à Londres essaient de développer des technologies pour mieux informer et protéger les habitants de la pollutions atmosphérique. Ce nouvel objet du mobilier urbain a été dessiné par la société Airlab : c’est un banc public à l’intérieur d’une bulle d’air propre et protectrice. L’air est aspiré par l’arrière avant d‘être filtré et nettoyé des gaz polluants. La directrice d’Airlab assure que le banc filtre plus de 95% du dioxide d’azote présent dans l’air.

“Les études récentes montrent que même si on parvenait à réduire de 50 pour cent les diesels à Londres, ou même de 90%, il y aurait toujours des lieux où les taux de dioxide d’azote seraient supérieurs à ceux conseillés par l’OMS. C’est du long terme : voilà des années qu’on travaille sur cette technologie sans véritables améliorations. Cette technologie peut en revanche être utile pour réduire l’exposition aux polluants par exemple près des routes, des écoles, des hôpitaux, là où les gens absorbent trop de polluants,” explique Sophie Power.

Romain Lacombe est à la tête de Plume, une start up parisienne à l’origine d’un petit appareil de la taille d’une télecommande qui permet de mesurer les taux de pollution quand on marche dans la rue. L’appareil fonctionne avec une application smartphone capable de synchoniser les données pour créer une carte en temps réel.

“Prenez par exemple Wikipedia. C’est une encyclopédie écrite par le public. Nous essayons de faire la même chose pour l’air que nous respirons : en rassemblant, avec l’aide du public, les niveaux de pollutions urbains, nous pourront dessiner en temps réel une carte où seront indiqués les zones non polluées. Cela devrait être utile à la fois pour ceux qui souhaites réduire leur exposition aux polluants et protéger leur santé mais aussi pour les responsables politiques, les maires, et pour les villes,” explique Romain Lacombe.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 12,6 millions de personnes sont mortes en 2012 de suites d’une exposition prolongée aux polluants. C’est quasiment la quatrième cause de mortalité dans le monde.

Il y a un mois, le maire de Londres, Sadiq Khan, a déclaré que la pollution dans la capitale avait atteint un niveau jamais atteint jusqu’alors. Les météorologues du King’s College de Londres estiment pour leur part que la capitale a connu une alerte “noire”, le plus haut niveau d’alerte à la pollution, un niveau qui signifie que les londoniens devaient réduire leur acivités physiques à l’extérieur.

Une baisse des températures, l’absence de vent, le trafic automobile et la combustion de bois de chauffage est, selon les experts, la combinaison de facteurs à l’origine de ce pic de pollution.

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