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Négociations sur la Syrie : vers une nouvelle impasse ?


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Négociations sur la Syrie : vers une nouvelle impasse ?

Comme un air de déjà vu… Les différentes délégations syriennes se retrouvent à Genève pour un quatrième round de négociations dans l’espoir de mettre un terme à une guerre qui a déjà fait plus de 300.000 morts et plusieurs millions de déplacés.

De Mistura : “Je ne m’attends pas à une percée”

Une solution politique est-elle enfin en vue ? Comme à son habitude, le médiateur de l’ONU, Staffan de Mistura, se garde de tout optimisme :

“Est-ce que je m’attends à une percée ? Non, je ne m’attends pas à une percée, mais je suis déterminé à garder une dynamique proactive.”

Rassembler autour d’une même table toutes les parties au conflit, à l’exception des groupes djihadistes. C’est la volonté conjointe des Nations Unies et de la Russie, qui a profité de la période de transition aux États-Unis pour renforcer son rôle de médiateur.

Moscou, un médiateur toujours plus influent

Moscou, allié indéfectible du régime syrien, et soutien aérien de poids pour son armée, a demandé à Damas de stopper les frappes durant les pourparlers de Genève.

Acteur clé sur le terrain militaire, Moscou veut l‘être aussi sur le terrain diplomatique. Il y a un mois, des représentants de Bachar al-Assad et de l’opposition syrienne se réunissaient à Astana, au Kazakhstan, lors d’un sommet parrainé par la Russie et deux autres acteurs influents dans la région : l’Iran et la Turquie. Ni les États Unis, ni l’Union européenne n‘étaient présents.

A Genève, ces pourparlers, sous l‘égide de l’ONU, s’inscrivent dans la continuité de trois précédents rounds de négociations, qui ont abouti à des accords en vue d’une transition politique ou à l’instauration d’un cessez-le-feu. Des accords en trompe-l’oeil, aucune de ces réunions n’ayant permis de régler le conflit.

Le rapport de forces a évolué en Syrie

Entre temps, sur le terrain, la donne a changé. Le régime syrien a repris aux rebelles la grande ville d’Alep, au terme d’une bataille longue et meurtrière. L’opposition ne contrôle plus que 13 % du territoire. L’Etat islamique, aussi, recule.

Le régime de Damas est encore loin d’avoir gagné la guerre, mais ses récents succès militaires ont conforté le pouvoir en place. Certains signes ne trompent pas : la Turquie n’insiste plus désormais sur le départ de Bachar al-Assad.

Reste à connaître la position de la nouvelle administration américaine, concernant le sort du président syrien. Le nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, un proche de Moscou, a fixé sa priorité : la lutte contre l’Etat islamique.

Voilà ce que déclarait le candidat Trump durant la campagne électorale américaine : “Je n’aime pas du tout Assad, mais Assad détruit l’Etat islamique, la Russie et l’Iran aussi détruisent l’EI”.

Avec AFP

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