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Trump met Mexico à bout de nerfs

Les émissaires du président américain ont été reçus à Mexico dans une ambiance glaciale.

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Trump met Mexico à bout de nerfs

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C’est dans un contexte diplomatique particulièrement tendu que les émissaires de Washington – le secrétaire d’Etat Rex Tillerson et le secrétaire à la Sécurité intérieure John Kelly – sont arrivés à Mexico pour tenter de réchauffer des relations, mises à mal par le projet américain de mur à la frontière et les charges répétées de Donald Trump à l‘égard des Mexicains.

Trump : “Nous mettons dehors des chefs de cartels”

Mais ce jeudi, à la Maison Blanche, le président américain ne semblait pas vouloir chercher l’apaisement, en évoquant
l’opération en cours contre les clandestins, en particulier contre les dealers mexicains.

“Vous voyez ce qu’il se passe à la frontière. Soudain, pour la première fois, nous mettons dehors des membres de gangs, nous mettons dehors des chefs de cartels. Nous mettons les très mauvais gars dehors, et cela, à un rythme jamais vu. Et c’est une opération militaire.”

A Mexico, dans une ambiance glaciale au côté de leurs homologues mexicains, les envoyés de la Maison-Blanche tempèrent aussitôt les propos du président :

“Soyons très très clairs. Il n’y aura pas d’expulsions massives. Je le répète : les Etats-Unis ne feront pas usage de l’armée en matière migratoire”, a insisté le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly.

Durcissement des conditions d’expulsions

A New York, comme dans le reste des Etats-Unis, la peur s’est installée chez les Mexicains, depuis la publication de directives qui durcissent les conditions d’expulsion des sans-papiers. Sauf exceptions très rares, n’importe quel clandestin peut être renvoyé.

En 2014, les Etats-Unis comptaient quelque 11 millions d’immigrés sans-papiers, soit 3.5 % de la population du pays. Sur ces 11 millions, plus de la moitié sont Mexicains.

Chaque année, les Mexicains travaillant aux Etats-Unis envoient environ 23 milliards d’euros au total à leurs familles restées au pays. Donald Trump a promis de prélever une taxe sur ces transferts d’argent pour financer la construction du mur à la frontière, irritant ainsi un peu plus Mexico.

Mexico contredit Trump

Par ailleurs, les autorités mexicaines disent n’avoir enregistré, pour l’heure, aucune expulsion de chefs de cartels ou même de narcotrafiquants depuis les Etats-Unis, contredisant ainsi les propos de Donald Trump. Mexico refuse enfin d’accueillir les clandestins de pays tiers comme l’a suggéré aussi Washington.

Avec AFP