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Musique traditionnelle chinoise à Sotchi


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Musique traditionnelle chinoise à Sotchi

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Nous ne sommes pas en Chine mais dans la ville russe de Sotchi où l’Orchestre chinois de Hong Kong répète avant le concert qu’il donnera au Festival international d’hiver des Arts.

Créé il y a 40 ans, l’orchestre de 85 musiciens parcourt le monde pour promouvoir la musique et les instruments traditionnels chinois.

Yan Huichang, directeur artistique de l’orchestre : “Nous jouons principalement des musiques traditionnelles, mais nous essayons aussi d’ajouter une dose de création, pour former un assemblage. Nous travaillons dur pour enrichir la musique chinoise, pour prouver aux gens qu’elle n’est pas vieille, qu’elle peut être fraîche créative.

L’orchestre manie plusieurs centaines d’instruments folkloriques. Celui-ci, appelé “zheng”, est l’un des plus anciens. Il a presque 3 000 ans.

Luo Jing, musicien : “Le zheng était très populaire pendant la dynastie des Tang entre le VIe et le IXe siècle. A l‘époque il n‘était joué que par des hommes.Ce n’est plus le cas. Mon instrument est neuf, mais c’est une copie quasi-identique de l’ancien.”

En revanche d’autres instruments ont été volontairement modifiés par l’Orchestre chinois de Hong Kong, pour créer une nouvelle sonorité orchestrale, et pour qu’ils soient plus respectueux de l’environnement.

Cet instrument à deux cordes s’appelle erhu. Il a été introduit en Chine il y a plus de mille ans. La peau de python de la version originale a été remplacée par une membrane en plastique.

Aujourd’hui dans le théâtre d’hiver de Sotchi, l’ensemble des “solistes de Moscou” sont venus se joindre aux musiciens chinois. Et la coopération n’est pas facile.

Herman Beshulya, musicien : “Bien sûr c’est très difficile de jouer ensemble. Il y a beaucoup de similitudes entre nous, mais les musiciens chinois tiennent leur instrument comme ça :
Donc le son est totalement différend. Mais on tente de respecter la mélodie”

L’Orchestre a proposé un récital des contemporains chinois Tan Dun et russe d’Alexander Tchaikovsky.

Pour prouver que les instruments chinois ne servent pas qu‘à la musique folklorique.

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