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Sofia Goggia se met à l'heure olympique


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Sofia Goggia se met à l'heure olympique

Bonjour et bienvenue dans Gravity. Avant de poser ses spatules en Corée du Sud, Sofia Goggia avait multiplié les places d’honneur, mais jamais remporté d‘épreuve de Coupe du monde. La skieuse italienne corrige cette anomalie – et plutôt deux fois qu’une – sur la piste des prochains Jeux olympiques.

On prend les mêmes et on recommence avec un trio identique ce samedi et ce dimanche sur le podium de Jeongseon. Au lendemain de sa toute première victoire en descente, Sofia Goggia récidive lors du super-G pour marquer son territoire à onze mois des Jeux qui auront lieu ici-même.

La native de Bergame prend tous les risques, comme d’habitude, mais gomme les fautes qui expliquent ses cinq deuxièmes places et quatre troisièmes places cumulées depuis le début de la saison. Résultat : elle signe le meilleur temps au moment de franchir la ligne d’arrivée.

Partie deux dossards après elle, Lindsey Vonn s’incline pour quatre centièmes de seconde, 24 heures après avoir été battue pour sept centièmes. L’Américaine en reste donc à 77 victoires en Coupe du monde, autrement dit à neuf longueurs du record absolu d’Ingemar Stenmark. De quoi pointer du doigt Sofia Goggia dans l’aire d’arrivée, l’Italienne ayant contrarié ses plans.

Ilka Stuhec prend la troisième place à un peu plus d’une demi-seconde et fait la bonne opération du jour en chipant le dossard rouge de leader de la discipline à Tina Weirather qui se contente de la neuvième place. Les deux jeunes femmes se disputeront le petit globe de cristal dans dix jours à l’occasion des Finales d’Aspen.

Les recettes d’un bon géantiste

Prochaine course au calendrier, le géant de Squaw Valley, vendredi, avec Tessa Worley qui pourrait s’assurer du globe de cristal de la spécialité. Chez les hommes, il n’y a plus de suspense, Alexis Pinturault ne peut plus rattraper Marcel Hirscher. Voyons quels sont les secrets d’un bon géantiste.

Tessa Worley : “Je trouve que le géant, c’est une question de timing. Il faut arriver à enchaîner les courbes les plus propres j’allais dire, mais non, il faut surtout être le plus efficace possible, essayer d’enchaîner ces courbes-là du départ à l’arrivée. Si on arrive à faire ça, normalement, on ne perd pas de temps et on passe le plus vite toutes les portes.”

Alexis Pinturault : “Pour être un bon géantiste, il faut quand même être assez explosif, parce que ça nous permet de raccourcir grandement notre rayon de courbure. Il faut aussi avoir une endurance relativement importante, parce que les manches sont de plus en plus longues, elles peuvent durer jusqu‘à 1 minute 30. Il faut les faire deux fois, donc ça fait quand même cracher les poumons comme on dit !”

Michael Matt dans les traces de Mario Matt

Dans la famille Matt, on connaissait Mario, champion olympique à Sotchi et deux fois champion du monde de slalom. Son petit frère, Michael, suit ses traces en ouvrant son palmarès à Kranjska Gora.

A 23 ans, Michael Matt s’invite dans la cour des grands en s’imposant entre les piquets dans la station slovène de Kranjska Gora. L’Autrichien trouve le bon dosage sur une piste, la Podkoren, détériorée par la pluie et par les passages des concurrents précédents.

Deuxième du slalom d’ouverture de la saison, à Levi, il s’impose avec trois dixièmes d’avance sur l’Italien Stefano Gross qui avait pourtant plus d’une seconde de marge au moment de s‘élancer. Le podium du jour est complété par l’Allemand Felix Neureuther, médaillé de bronze lors des Mondiaux de Saint-Moritz.

Marcel Hirscher termine à la quatrième place et s’offre ainsi son quatorzième globe de cristal. Au classement de la Coupe du monde de slalom, il ne peut plus être rejoint par Henrik Kristoffersen, éliminé en première manche.

La veille déjà, le métronome d’Annaberg avait gagné le géant de Kranjska Gora et avait mis la main sur son sixième gros globe de cristal consécutif, un exploit inédit pour un skieur. A son palmarès ne manque qu’un titre olympique après avoir pris l’argent à Sotchi derrière Mario Matt.

La folie Jure Kosir

Quoi de mieux pour un sportif que de s’imposer à domicile ? Rien, pourrait répondre Jure Kosir qui a gagné le slalom de Kranjska Gora, chez lui, en 1999.

Champion du monde du super-G chez les juniors, Jure Kosir devient ensuite un pur spécialiste du slalom. Il brille lors de la saison 93-94 en apportant à la Slovénie, tout juste indépendante, sa première victoire en Coupe du monde à Madonna di Campiglio et une médaille de bronze lors des Jeux olympiques de Lillehammer.

Cinq ans plus tard, le 6 janvier 1999, il triomphe à Kranjska Gora. Dossard numéro 1 sur les épaules et auteur du meilleur temps de la première manche, il devance finalement l’ancien champion olympique Thomas Stangassinger de 26 centièmes de seconde dans une ambiance indescriptible.

Je vous donne rendez-vous dimanche prochain pour l’avant-dernier Gravity de la saison. En attendant, et comme d’habitude, on se quitte avec les plus belles images du week-end : it’s snowtime !

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