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L'OSCE en Ukraine : "les ingrédients du conflit sont toujours présents"


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L'OSCE en Ukraine : "les ingrédients du conflit sont toujours présents"

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Depuis avril 2014, le conflit dans l’est de l’Ukraine a fait plus de 9 600 morts. L’OSCE est chargée de surveiller l’application des accords de cessez-le-feu entre les forces ukrainiennes et les séparatistes pro-russes.

Alexander Hug, responsable de la mission spéciale pour l’Ukraine de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, nous éclaire sur la situation :

“Ce qui est certain, c’est que les ingrédients du conflit sont toujours présents. Les armes lourdes sont toujours là des deux côtés de la ligne et les positions sont beaucoup trop proches. Une escalade de violence, comme on a eu fin janvier, début février, peut se produire à tout moment.”



La ville d’Avdiivka était le point le plus chaud de la ligne de front, fin janvier, début février, car au centre d’une bataille névralgique pour la livraison d’armes et abritant une usine de charbon.

Maintenant avec l’arrivée du printemps, la situation tend-t-elle à se calmer ou cela va-t-il empirer ? demande Andreï Beketov, journaliste de l‘équipe russe à Bruxelles.

“Cela empire. La population civile souffre du troisième hiver consécutif dans ce conflit. La plupart des victimes ont été blessées ou tuées par le schrapnel, c’est-à-dire par des obus à balles qui ne devraient pas être là, qui devraient être retirées depuis longtemps. Il est temps maintenant que les deux parties retirent ces armes, comme cela a été convenu, et se désengagent de la ligne de front pour que les civils puissent reprendre une vie normale.”

Une vie normale, cela commence avec des papiers d’identité reconnus. Les républiques autoproclamées de Donetsk et Louhansk délivrent les leurs, reconnus par la Russie. Mais ceux qui n’en veulent pas, sont coincés, et ne peuvent se rendre à Kiev pour les faire renouveler.

Est-ce que vous avez reçu des plaintes de citoyens de cette partie du monde disant qu’ils ne peuvent pas obtenir des passeports ukrainiens, des diplômes, des certificats de naissance ?

“Nous sommes conscients des complications à cet égard, mais la majorité des plaintes relayées lors combats en cours, la plupart des citoyens et des civils que nous rencontrons dans la rue, dans les villages, ne nous disent qu’une chose, que ce conflit doit cesser, pour qu’ils puissent reprendre une vie normale, retourner à l‘école, aller au travail et traverser cette ligne de front qui n’existe pas dans leur esprit, mais qui existe bien en réalité, sur le terrain.”



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