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Ankara peine à saisir la main tendue par Berlin pour apaiser les tensions bilatérales


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Ankara peine à saisir la main tendue par Berlin pour apaiser les tensions bilatérales

Alors que l’Allemagne évoque “l’amitié” entre les deux pays, le président turc Recep Tayyip Erdogan, exige de pouvoir faire campagne en Europe pour le référendum visant à accroître ses pouvoirs. Référendum auquel participera la diaspora turque. “Ces bulletins que vous déposerez dans l’urne seront la meilleure réponse, pas seulement à l’Occident, mais au monde entier. Si Dieu le veut, le 16 avril sera le jour où tous mes citoyens, qui ont été malmenés par l’Occident et le reste du monde, pourront célébrer”, a déclaré hier le président turc lors d’une interview sur la chaîne nationale TRT.

Le ton d’Erdogan tranche avec celui du chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, qui a évoqué hier l’amitié germano-turque avant de mettre en garde son homologue turc Mevlut Cavusoglu : “les comparaisons avec l‘époque nazie et les invectives sur la démocratie et les droits de l’homme en Allemagne sont à proscrire”

Ankara avait qualifié de “pratiques nazies” l’annulation de plusieurs meetings pro-Erdogan en Allemagne. Si la Turquie multiplie les meetings outre-Rhin, comme ce mercredi 8 mars au consulat de Turquie à Hambourg, c’est parce que pays compte près d’un million et demi d‘électeurs turcs.

Recep Tayyip Erdogan s’est d’ailleurs dit prêt à y faire campagne, assurant que si Berlin l’en empêchait, il mettrait “le monde sens dessus dessous”.

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