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L'Europe à plusieurs vitesses divise les États membres

Réunis à 27 pour la deuxième journée du sommet européen, les chefs d’État et de gouvernement se sont penchés sur l’avenir de l’Union.

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L'Europe à plusieurs vitesses divise les États membres

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Réunis à 27 pour la deuxième journée du sommet européen, les chefs d’État et de gouvernement se sont penchés sur l’avenir de l’Union. Le débat s’est principalement concentré sur l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses. Ce scénario divise les gouvernements. A l’issue de la rencontre le président de la Commission européenne a rappelé que la priorité reste l’unité des Européens. « J’ai remarqué, non sans surprise, que cela est vu par certains collègues comme l’introduction d’une nouvelle ligne de division, comme un nouveau rideau de fer entre l’Est et l’Ouest. Ce n’est pas l’intention », insiste Jean-Claude Juncker.
Mais cette analyse ne fait pas l’unanimité. Dans ce débat la Première ministre polonaise se fait le porte voix des États opposés à une intégration différenciée, principalement d’Europe centrale et de l’Est. « C’est une tentative de diviser l’Union européenne », dénonce Beata Szydlo.
Partisan d’une Europe à plusieurs vitesses, le président français veut avant tout insister dans ce débat sur l’unité des Etats membres. L’Union européenne « doit montrer qu’elle est unie, ça c’est une première condition et qu’elle a des valeurs », rappelle François Hollande.
Pour la chancelière allemande il faut surtout des décisions concrètes. « C’est une question de faits, pour pouvoir dire après un, deux, trois ou cinq ans: nous avons réalisé ce que nous avions écrit ».
Ce débat accentue les fractures entre les États membres. Or les Européens veulent arriver unis le 25 mars, pour le 60e anniversaire du traité de Rome, texte fondateur de l’Union européenne.