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"Carlos" rejugé, 43 ans après l'attaque du Drugstore Publicis


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"Carlos" rejugé, 43 ans après l'attaque du Drugstore Publicis

43 après l’attentat du Drugstore Publicis Saint-Germain à Paris, “Carlos” comparait à nouveau devant la justice française.

Figure du terrorisme internationaliste des années 1970-1980, Ilich Ramires Sanchez, Vénézuelien de 67 ans sera jugé pendant trois semaines. Pour son avocate, qui est devenue sa femme, les faits sont prescrits :

“On va faire de la paléonthologie pour entretenir le musée de l’histoire politique de la justice française”, s’insurge Isabelle Coutant-Peyre. “Parce que ce procès n’a aucun sens, est prescrit, il y a eu deux non-lieux, c’est terminé.”

Au terme d’une bataille procédurale, la justice a rejeté l’argument de prescription. Et les parties civiles se sont battues pour obtenir justice :

“C’est grâce aux autres enquêtes sur les autres faits qu’on a trouvé des éléments de preuves concernant le drugstore, explique Me Georges Holleaux, avocat des parties civiles. Ca c’est la première chose. La deuxième chose c’est qu’un non-lieu par définition ce n’est jamais définitif.”

Dans une interview parue fin 1979 dans la presse, Carlos avait reconnu, avant de démentir, avoir jeté la grenade. C‘était le 15 septembre 1974 dans la galerie marchande du Drugstore Publicis, elle avait fait 2 morts et 34 blessés. Carlos est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Mais “Le chacal”, emprisonné en France depuis son arrestation en 1994, a déjà été condamné deux fois à la peine maximale pour le meurtre de trois hommes, dont deux policiers en 1975 à Paris, et pour quatre attentats à l’explosif : ils avaient fait onze morts et près de 150 blessés au début des années 80, à Paris, Marseille et dans deux trains.

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