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Un an après les attentats terroristes de Bruxelles, les images sont toujours aussi violentes pour les victimes et les témoins. Jef était à l’aéroport de Zaventem lors de l’attaque. Il avait quitté sa file d’attente pour passer un coup de fil, quelques instants avant la première explosion. Cet appel lui a sauvé la vie. « C‘était un véritable chaos, c‘était comme une zone de guerre », explique-t-il. Jef se souvient des différentes réactions des uns et des autres. Mais il n’oublie pas sa première pensée : « qui je peux aider ? » Depuis il tente de reprendre le cours normal de son quotidien. Il se plonge dans la gestion de sa brasserie. Mais les images de l’attaque le hante toujours. « J’y pense presque tous les jours. (…) Je me réveille au milieu de la nuit en y pensant », glisse Jef.
Bart devait prendre un vol ce jour-là pour rejoindre sa petite amie, Emily, aux États-Unis. Ce jeune homme de 21 ans fera partie des victimes de la première attaque terroriste à Bruxelles. Il aura fallu trois jours et le recours à des test ADN pour confirmer sa mort. Emily décrit aujourd’hui sa vie comme « un lustre qui s’est brisé en mille morceaux et je dois les recoller mais c’est presque impossible. Je revis cette douleur tous les jours. Parfois je ne réalise pas que cela fait un an. J’ai l’impression que cela fait une éternité que Bart n’est plus avec moi ».
Les attentats de Bruxelles ont tué 32 personnes et fait plus de 300 blessés.