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Irak : ces déplacés toujours plus nombreux de Mossoul-ouest

181 000 déplacés proviennent de la partie occidentale de Mossoul où d'intenses combats font rage depuis un mois. Au point de contrôle d'Akrab, Ahmed et Abdullah témoignent pendant que les forces

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Irak : ces déplacés toujours plus nombreux de Mossoul-ouest

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Chaque jour, des centaines, des milliers d’habitants fuient Mossoul-ouest, par camion, en autocar, à pieds, portant des sacs pleins à craquer.

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"Je suis heureuse que nous ayons été libérés. Notre maison a été démolie, c'est le prix que nous avons dû payer."

Samira Habitante de Mossoul-Est

Après six mois d’opération militaire de reconquête, le nombre de déplacés des deux parties de la ville de Mossoul atteindrait 355 000 selon le ministère irakien des migrations. Parmi eux, 181 000 proviennent de la partie occidentale de Mossoul où d’intenses combats font rage depuis un mois.

Au point de contrôle d’Akrab, Ahmed et Abdullah témoignent pendant que les forces irakiennes vérifient qu’aucun membre de Daech ne se cache parmi ces civils :

Ce sont des criminels, ce sont tous des criminels. C’est la destruction. Dieu le sait. C’est écrasant…

Nous avons été sortis des décombres. Ma maison a été détruite, j’ai été sorti des décombres… C’est la destruction partout.

Une fois les déplacés arrivés dans les camps, il n’y a bien souvent plus de tentes libres. En attendant que les agences onusiennes et les autorités irakiennes établissent d’autres camps pour faire face à cet afflux de nouveaux déplacés, certains investissent provisoirement des mosquées où ils trouvent refuge.

D’autres déplacés préfèrent prendre le risque de retourner chez eux dans la partie Est de Mossoul, libérée en janvier dernier. Ils s’installent alors dans des bâtiments à moitié détruits, mais sont ensemble, en vie :
Je suis heureuse que nous ayons été libérés. Notre maison a été démolie, c’est le prix que nous avons dû payer“, explique Samira.

Un homme s’efforce de rebâtir sa maison, alors que non loin de là, les tirs résonnent :

Les combats continuent à côté mais où pouvons-nous aller ? Il y a une pénurie de maison. Nous devons reconstruire, pour le moment, ce sont juste des constructions temporaires”.

Et le nombre de déplacés va augmenter, puisque les responsables militaires irakiens préviennent que des combats acharnés sont encore à prévoir.

Avant l’opération de reconquête de l’ouest de Mossoul, 755 000 personnes se trouvaient dans cette partie de la ville.