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Premier débat pour les cinq favoris de l'élection présidentielle en France : lignes de fracture sur l'immigration

A cinq semaines du premier tour de l‘élection présidentielle en France, les affaires et les démêlés judiciaires ont enfin cédé le pas au débat de fond.

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Premier débat pour les cinq favoris de l'élection présidentielle en France : lignes de fracture sur l'immigration

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A cinq semaines du premier tour de l‘élection présidentielle en France, les affaires et les démêlés judiciaires ont enfin cédé le pas au débat de fond. Les cinq favoris des sondages se sont retrouvés en plateau pour défendre leurs propositions. Sans surprise, la candidate du Front National s’est voulue très offensive sur le thème de l’immigration.

“Je veux arrêter l’immigration, a martelé Marine Le Pen. C’est clair. Et j’assume totalement mon propos. Je veux arrêter l’immigration légale et illégale.”

Favori des sondages pour accéder au deuxième tour avec elle, Emmanuel Macron, le candidat du mouvement En Marche !, lui a répondu :

“Le piège dans lequel vous êtes en train de tomber Madame Le Pen, par vos provocations, c’est de diviser la société, c’est de faire que les plus de quatre millions de Françaises et de Français dont la religion est l’islam et qui ne sont – pour la très grande majorité – absolument pas dans le communautarisme mais qui vivent dans notre république, c’est d’en faire des ennemis de la république. Eh bien moi non”, a-t-il déclaré.

Benoît Hamon, le candidat du parti socialiste, a, lui, estimé que la France ne s‘était pas montrée très accueillante pendant la crise des réfugiés et a aussi fustigé l’extrême-droite.

“La proportion d‘étrangers en France est stable depuis les années 30. Mais pour autant, chaque année, c’est l’objet d’un débat, un débat qui vise à instrumentaliser principalement la question de l’immigration ou pour en faire un commerce électoral”, a-t-il déploré.

Le candidat de la droite François Fillon a joué la sobriété après sa mise en cause dans une affaire d’emplois familiaux présumés fictifs. Le parti de Marine Le Pen est quant à lui visé par plusieurs enquêtes, notamment pour emplois fictifs présumés. Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la gauche radicale – dernier des cinq dans les intentions de vote – a marqué par son langage direct. Mais à en croire les sondages, c’est Emmanuel Macron qui a le plus convaincu. Pour autant, avec environ 34% d’indécis, les dés sont encore loin d‘être jetés.