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Hong-Kong : la favorite de Pékin, Carrie Lam, désignée cheffe du gouvernement

Elle est la première femme à diriger un gouvernement à Hong-Kong. Elle était surtout la favorite du régime de Pékin.
Carrie Lam a été désignée dimanche cheffe du gouvernement par un comité électoral tout acquis à la Chine. Ses deux concurrents n‘étaient pour autant pas des opposants au régime communiste : l’un, John Tsang, était qualifié de plus modéré ; l’autre, Woo Kwok-hing, de plus progressiste.

Ce scrutin a été qualifié d’imposture par le camp démocrate, qui s’inquiète d’une main-mise croissante du régime chinois sur l‘île, avec pour conséquence un recul des libertés. “Actuellement, l‘élection du chef du gouvernement est en réalité une sélection”, déplore un député du comité électoral issu du camp démocrate, Nathan Law. Les démocrates ont, d’autorité, droit au quart des membres de cet organisme. “Ainsi, poursuit-il, le gouvernement de Pékin a toujours le dernier mot sur les nominations. C’est la raison pour laquelle j’ai voté blanc. Parce que, tant que ce système est fermé, une sélection et non une élection, il n’a aucune légitimité.”

Sur le papier, Hong Kong bénéficie jusqu’en 2047 d’une autonomie par rapport à la Chine, en vertu d’un principe nommé “un pays, deux systèmes” décrété lors de la rétrocession par la Grande-Bretagne de sa colonie à la Chine, en 1997. Dans la réalité, c’est de moins en moins vrai. En témoigne cette première désignation du dirigeant de l’exécutif depuis la “révolte des parapluies” de 2014, qui avait conduit des dizaines de milliers de personnes à manifester pour réclamer le suffrage universel.

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