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Syrie : escalade verbale entre Washington et les alliés de Damas


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Syrie : escalade verbale entre Washington et les alliés de Damas

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Les frappes américaines de vendredi contre cette base militaire syrienne n’ont pas fini de faire réagir. Ce dimanche, c’est une véritable escalade verbale qui s’est engagée entre les grandes puissances.

Les alliés du régime syrien, la Russie et l’Iran notamment, menacent à présent de représailles ceux qui à l’avenir “agresseront” la Syrie, selon leurs termes.

“De telles frappes constituent un acte contre la Syrie mais aussi contre la Russie, estime Mikhail Yemelyanov, membre de la Douma. Quand les Américains ont frappé l’aéroport, ils ne savaient pas si certains de nos concitoyens s’y trouvaient ou pas. Cette situation peut conduire à une répétition de la crise des missiles cubains qui a mis le monde au bord d’une guerre nucléaire.”

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain Rex Tillerson se sont entretenus par téléphone samedi et doivent se rencontrer à Moscou dès mardi.

“Clairement, les Russes sont des alliés actuels de Bachar al-Assad, a rappelé le secrétaire d’Etat américain. Ils devraient avoir l’influence la plus déterminante sur lui et sur sa décision d’utiliser des armes chimiques et pour le dissuader, aussi, d’y avoir recours. J’espère que la Russie examine minutieusement son alliance avec Bachar al-Assad parce qu‘à chaque fois que l’une de ces horrible attaques se produit, cela rapproche la Russie d’un certain niveau de responsabilité.”

De son côté, la Turquie reste dans une position inconfortable. Malgré ses efforts actuels de rapprochement avec la Russie, elle a soutenu clairement les frappes américaines contre la base syrienne.

Enfin, le président iranien Hassan Rohani s’en est pris à Donald Trump pour ces frappes mais aussi aux pays du Moyen-Orient qui ont soutenu cette décision, sans citer nommément aucun Etat.

(Une version précédente de cet article, publiée le 9 avril, citait en titre une assertion de l’agence Reuters contenant un commentaire supposé d’un groupe de contact russo-iranien. Euronews sait à présent que cette assertion était fausse. Nous vous présentons nos excuses pour cette erreur.)

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