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G7 : "pas d'avenir de la Syrie possible avec Bachar el-Assad"

Les ministres des Affaires étrangères du G7 réunis mardi en Toscane ne se sont pas accordés sur des sanctions supplémentaires contre des responsables syriens, ou éventuellement russes, après l’attaque

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G7 : "pas d'avenir de la Syrie possible avec Bachar el-Assad"

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Les ministres des Affaires étrangères du G7 réunis mardi en Toscane ne se sont pas accordés sur des sanctions supplémentaires contre des responsables syriens, ou éventuellement russes, après l’attaque chimique imputée au régime syrien.

Le G7 a cependant réaffirmé son appui aux sanctions déjà en place.

“Actuellement, il n’y a pas de consensus pour d’autres nouvelles sanctions comme instrument efficace pour parvenir à notre objectif global (…) les sanctions doivent toujours être considérées comme un instrument et non pas comme une fin en soi. Elles sont, pour nous, un instrument pour atteindre notre but”, a dit Angelino Alfano, le ministre italien des Affaires étrangères.

Les participants à la réunion du G7, élargie tôt dans la matinée à la Turquie et à plusieurs pays arabes (Qatar, Jordanie, Émirats arabes unis, Arabie Saoudite) ont également insisté sur le fait qu’il n’y avait, selon eux, “pas d’avenir de la Syrie possible avec Bachar al-Assad”.

“Je pense qu’il est clair pour tout le monde que le règne de la famille Assad touche à sa fin. Nous voulons créer un avenir stable et sécurisé pour la Syrie. La Russie peut soit faire partie de ce futur et jouer un rôle important, soit maintenir son alliance avec ce groupe, qui, nous le pensons, ne servira plus ses intérêts à long terme”, a insisté le secrétaire d‘État américain, Rex Tillerson.

Le secrétaire d‘État américain s’est envolé pour Moscou où il doit s’entretenir avec son homologue russe, Sergueï Lavrov sur le dossier syrien. Une rencontre attendue puisqu’elle intervient alors que les relations entre Moscou et Washington sont tendues depuis les bombardements américains sur une base militaire aérienne syrienne la semaine dernière. Des raids qualifiés d’“acte d’agression” par la Russie.