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Rancœur à Beslan malgré la décision de la CEDH


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Rancœur à Beslan malgré la décision de la CEDH

A Beslan, où les ruines de l‘école n°1 renvoient chaque jour à la prise d’otage de septembre 2004, les proches des victimes sont aujourd’hui soulagés.

Le Cour européenne des droits de l’homme a estimé que la Russie était coupable de “graves défaillances” dans la gestion de la crise. La CEDH a condamné Moscou à payer 3 millions d’euros aux 409 requérants.

C’est une satisfaction morale. Nous sommes fiers de cette décision. Mais pendant ces années d’attente, notre santé s’est aggravée. Douze plaignants sont morts avant que cette décision soit rendue“, explique une femme qui a perdu deux fils dans le massacre il y a douze ans.

Certaines familles veulent aller plus loin : saisir la Cour suprême pour que les responsables soient traduits en justice.

Les fonctionnaires n’auront aucune responsabilité pénale. Il n’y a aucune conséquence légale ni financière dans l’affaire Beslan. Pourquoi devrions-nous être fiers de cette décision ?“ regrette la responsable d’une association de familles de victimes, elle-même mère d’une victime.

Certaines familles accusent les soldats russes d’avoir tiré à l’aveugle sur le bâtiment dans lequel rebelles et otages étaient mêlés.

Plus de 330 civils avaient été tuées, dont 186 enfants.

Les policiers avaient tous été amnistiés ou acquittés par la justice russe.

La décision de la CEDH a été qualifiée d’“inadmissible” par Moscou.

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