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Référendum en Turquie: le "oui" et le "non" dans un mouchoir de poche


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Référendum en Turquie: le "oui" et le "non" dans un mouchoir de poche

A 24 heures heures du référendum en Turquie sur l’extension des pouvoirs présidentiels, Recep Tayyip Erdogan est omniprésent. Vendredi, il était à Konya pour un meeting, le dernier de la campagne.

Les camps du oui et du non sont donnés au coude à coude par les sondages. Alors que le pays est en état d’urgence depuis huit mois et le coup d‘état avorté, des obsvervateurs de l’OSCE doivent venir constater la régularité du scrutin. Ce qui n’est pas du tout du goût du président. “L’OSCE dit que si le résultat est en faveur du oui, cela veut dire qu’il y a eu de la fraude. Mais qui êtes vous pour dire ça ? Restez à votre place. Ce n’est pas votre travail”, a-t-il tonné devant des milliers de ses partisans.

L’OSCE vient de critiquer, dans un rapport, une organisation partiale, du référendum. Le camp du non, mené par le CHP, parti social-démocrate et laïc, a du mal à faire entendre sa voix. Pourtant, d’après ce mouvement fondé par Mustafa Kemal Atatürk, c’est l’avenir de la Turquie qui est en jeu.

“Il faut protéger ensemble la république. Ne nous lançons pas dans une aventure qui la détruirait. Ne jouons pas avec le futur de nos enfants. Ne sacrifions pas nos chances d’avoir les mêmes opportunités, les mêmes chances face à la justice”, a expliqué Kemal Kilicdaroglu, lors d’une réunion à Istanbul.
Dans les médias, les lieux publics, les partisans du oui, evet en turc, sont omniprésents.
D’après les observateurs, c’est le vote nationaliste, celui des soutiens du MHP, qui pourrait faire gagner Mr Erdogan. Un parti qui est aujourd’hui très divisé sur le référendum.