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Les candidats à la présidentielle et l’Outre-mer

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Tous les “grands” candidats aspirant à la magistrature suprême évitent de faire l’impasse sur une visite aux Antilles-Guyane, à la Réunion ou à Mayotte. C’est vrai à chaque élection présidentielle. Cela s’est encore vérifié pour ce scrutin.

Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon sont passés par au moins l’un de ces territoires. Y compris Marine Le Pen, qui s’est rendue fin 2016 à La Réunion et en Guyane, mais pas dans les Antilles : des comités hostiles à sa venue s’y étaient sont constitués.

Aux Antilles, où la participation à la présidentielle n’a jamais été très forte (52,42% au 1er tour en 2012 en Martinique), nombreux sont ceux qui scrutent les propos tenus par ces candidats sur l’outre-mer.
Peu perceptible au début, c’est à la faveur de la crise sociale en Guyane que la visibilité de ces territoires a émergé dans la campagne. Singulièrement dans les grands débats télévisés ou dans les meetings.

Les propositions des candidats pour l’Outre-mer

Néanmoins, tous ces grands candidats ont des propositions à formuler pour l’Outre-mer. Il faut dire qu’ils sont aussi interpellés, et pas seulement par les politiques.
Fin janvier 2017, le Medef a ainsi soumis un livre blanc “France Outre-mer” aux candidats à la présidentielle (à consulter ici)
Il y est question de « simplification sociale, fiscale et administrative », de développement de « projets d’infrastructures stratégiques », de tourisme ou encore d‘économie bleue et de biotechnologie.
Des orientations qui font d’ailleurs écho aux propositions des candidats pour l’Outre-mer.

  • Jean-Luc Mélenchon, favorable à une égalité réelle des Outre-mer, veut rendre ces territoires énergétiquement autonomes en s’appuyant sur les énergies renouvelables terrestres et marines.
  • Benoît Hamon, favorable comme d’autres au maintien de la sur-rémunération des fonctionnaires (les 40% de vie chère), propose un plan d’investissement pour l’égalité réelle de 2,5 milliards sur cinq ans.
  • Dans son programme pour l’Outre-mer, Marine Le Pen veut faire du ministère de l’Outre-mer un grand ministère étendu aux questions maritimes, et son titulaire, un ministre d’Etat.
  • François Fillon dans sa vingtaine de propositions pour les Outre-mer, se prononce pour la création de zones franches globales. Il veut aussi figer le montant des exonérations fiscales et sociales durant dix ans.
  • Favorable également au maintien des « 40% » des fonctionnaires, Emmanuel Macron veut aussi favoriser la mobilité des ultramarins. Il envisage, face à la crise économique dans ces territoires, un plan d’investissement d’un milliard sur cinq ans.

Les populations de ces territoires seront-elles plus nombreuses à se rendre aux urnes sur la base de ces propositions ? Faut-il encore qu’elles se passionnent.
En Martinique, en tout cas, nombreux sont ceux qui trouvent la campagne plutôt atone sur le terrain.

Néanmoins, la vigueur et le nombre d‘échanges de sujets relatifs à l‘élection présidentielle sur les réseaux sociaux semblent témoigner d’un intérêt certain. Reste à savoir s’il se traduira dans la participation au soir du 1er tour…

Jean-Philippe Ludon, Radio Caraïbes International

Pour aller plus loin

>> « L‘économie en Outre-mer : les propositions des candidats », article du journal Le Monde, à lire ici

>> « Présidentielle : les propositions des candidats pour l’Outre-mer », article paru dans La Croix, à lire ici

>> Immersion dans l‘électorat : Geena, en insertion professionnelle, en Martinique

>> Immersion dans l‘électorat : Michel, retraité, en Martinique

Photo d’illustration : Pom AngersCC BY 2.0

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