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Attaque terroriste de Paris : le tueur détestait les policiers


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Attaque terroriste de Paris : le tueur détestait les policiers

L’assassin du policier, qui est tombé sous les balles d’une arme automatique sur les Champs-Elysées à Paris, est un Français, Karim C., fiché par les services de renseignements français et belges. A-t-il pour autant des complicités en Belgique ? Le ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, n’a pas voulu se prononcer ce vendredi sur l’antenne de la radio-télévision publique RTBF.

En tout cas, dans le même temps, la police belge avait donné à son homologue française l’identité d’un autre suspect qu’elle recherchait, Youssouf E. O., car un billet de train Thalys à destination de la France avait été trouvé lors d’une perquisition à son domicile. Cet homme s’est finalement présenté vendredi matin à un commissariat d’ Anvers. Selon son avocat, il était au travail dans une station-service au moment de l’attaque contre un car de police jeudi soir sur la plus célèbre avenue de la capitale française.

Coïncidence, le prénom de l’individu est le même que celui du “combattant” salué par le groupe Etat islamique dans sa revendication de l’attentat de Paris : Abou Youssef “le Belge”. Mais on ne peut en tirer aucune conclusion.

L'assassin avait la haine des policiers

L’identité du tueur des Champs-Elysées a été confirmée après une fouille à son domicile à Chelles, en Seine-et-Marne. Sa carte grise avait été retrouvée dans la voiture utilisée pour l’attaque, ainsi qu’un fusil à pompe et deux gros couteaux, comme l’ont indiqué des sources proches de l’enquête. Karim C., âgé de 39 ans, sans profession, détestait les policiers. Il avait déjà mené deux tentatives d’homicide volontaire contre des agents, et avait été condamné à quinze ans de prison en 2005.

Et ce qui met les policiers français très en colère, c’est qu’après avoir été arrêté encore récemment, le 23 février dernier, il avait été libéré dès le lendemain par manque d’éléments à charge. “Encore une fois, la police du quotidien paie le prix du sang”, regrette le Syndicat des Commissaires de police.
Cela “démontre une nouvelle fois le fossé entre la mission de protection de la population assignée aux policiers et les décisions de justice qui compliquent leur mission et peuvent avoir des conséquences dramatiques”, proteste Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance.

L’agent qui est mort sur le coup au coeur de Paris se prénommait Xavier, il avait 37 ans, il appartenait à la 32ème compagnie d’intervention de la Direction de l’ordre public et de la circulation. Deux de ses camarades ont été blessés grièvement par balles.
“Dimanche constitue pour nous une journée de tous les dangers”, a souligné Céline Berthon, la secrétaire générale du Syndicat des Commissaires de la police nationale.

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