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Présidentielle française : la droite et le Parti socialiste à terre


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Présidentielle française : la droite et le Parti socialiste à terre

François Fillon battu, c’est toute la droite française qui est groggy. Pour la première fois de l’histoire de la Vème République, son candidat n’est pas qualifié pour le second tour de la présidentielle. Un verdict sans surprise après une campagne minée par les affaires. “Dans l’immédiat, j’assume mes responsabilités. Cette défaite est la mienne, et c’est à moi et à moi seul qu’il revient de la porter”, a déclaré François Fillon après sa défaite, ajoutant que les obstacles avaient été “trop nombreux, trop cruels.”

Les Républicains amers et divisés

François Fillon était pourtant le favori de la présidentielle après sa victoire surprise aux primaires. Mais les soupçons d’emplois fictifs, visant son épouse, rémunérée pendant des années comme assistante parlementaire, ont brutalement freiné son élan. Aujourd’hui, des membres du parti Les Républicains (LR) ne cachent pas leur amertume et regrettent que l’ancien Premier ministre ait choisi de rester dans la course à l‘Élysée, quand il était question d’activer un plan B.

Réunis en comité politique ce lundi, les responsables du parti sont divisés sur la stratégie à adopter en vue du second tour : entre ceux qui appellent à voter pour faire barrage au Front national (FN), et ceux qui appellent explicitement à voter pour Emmanuel Macron.

La fin d’une époque pour le Parti socialiste

Le Parti socialiste, aussi, s’est réveillé avec la gueule de bois, son candidat Benoit Hamon n’a recueilli que 6 % des voix, soit le pire score pour le PS depuis 1969. Le parti a assisté impuissant à la fuite de nombreux électeurs, partis soutenir soit Emmanuel Macron, soit Jean-Luc Mélenchon. “C’est forcément la fin de quelque chose et le début d’autre chose aussi, donc maintenant, il en est de notre responsabilité d’arriver à reformuler une offre politique qui puisse fédérer largement et faire en sorte que nous puissions incarner de nouveau une espérance pour les Français”, souligne Olivier Faure, vice-président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Benoît Hamon, le frondeur, qui avait démissionné du gouvernement Valls pour cause de désaccords politiques, n’a pas réussi à rassembler autour de son projet, payant en partie l‘échec du quinquennat du socialiste François Hollande, qui ne s’est pas représenté. Le taux de chômage en France reste élevé, la croissance demeure faible.

KO, les deux partis traditionnels vont désormais devoir se relever et tenter de convaincre à nouveau leur électorat dans la perspective des élections législatives qui auront lieu au mois de juin.