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France : Sarkozy se prononce pour Macron, Mélenchon ne dit mot


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France : Sarkozy se prononce pour Macron, Mélenchon ne dit mot

Fini le temps d’une mobilisation républicaine unanime contre une éventuelle arrivée de l’extrême droite au sommet du pouvoir en France. Le Front national, repris en mains par Marine Le Pen, a parfaitement réussi sa normalisation. En 2002, la qualification surprise au second tour de l‘élection présidentielle de son père et fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, avait déplacé les foules dans les rues et aux urnes. Jacques Chirac avait été porté à l’Elysée par 82% des voix.

Cette année, ses héritiers du parti Les Républicains n’ont pas pu éviter le cafouillage lors d’un comité politique organisé à Paris. Aucun appel clair à voter pour le candidat centriste Emmanuel Macron n’a finalement été lancé. La consigne s’est limitée à ne pas donner de suffrages à Marine Le Pen. Alain Juppé, l’ancien Premier ministre, candidat malheureux à la primaire de la droite, a regretté les “finasseries” des dirigeants présents à la réunion.

Sarkozy : Macron, "un choix de responsabilité"

Alors, ce mercredi, l’ancien président Nicolas Sarkozy a sans doute voulu sauver l’honneur. Sur son compte Facebook, il a appelé sans détours à voter pour Emmanuel Macron. “L‘élection de Marine Le Pen et la mise en oeuvre de son projet entraîneraient des conséquences très graves pour notre pays et pour les Français”, explique-t-il. Son vote en faveur de l’ancien ministre de l’Economie du gouvernement socialiste, précise-t-il, est “un choix de responsabilité qui ne vaut en aucun cas un soutien à son projet”.

Autre pilier du parti Les Républicains, Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, met en garde contre une extrême droite qui se rapproche de plus en plus du pouvoir dans l’hebdomadaire Le Point. “Une présidentielle, c’est un choix de société”, dit-il, et avec Marine Le Pen chef de l’Etat, “ce n’est plus la même France”, selon lui. “Il faut donc tout faire pour que le score du FN soit le plus bas possible le 7 mai”, juge Xavier Bertrand.

Mélenchon : qui ne dit mot consent ?

Du côté de l’extrême gauche, le silence assourdissant de Jean-Luc Mélenchon, le chef de file du mouvement La France insoumise, se prolonge. Il ne souhaite toujours pas donner de consigne de vote pour faire barrage au Front national, qu’il a pourtant ardemment combattu, ni même rendre officiel son propre choix. “Dans notre mouvement, il y aura plusieurs opinions”, a indiqué ce mercredi son porte-parole, Alexis Corbière, mais il faut “faire la différence entre un choix intime et un choix politique”. L’ensemble des points de vue de La France insoumise sera publié le 2 mai prochain.

En revanche, le président socialiste, François Hollande, a ouvertement demandé à tous ses ministres de s’engager totalement dans la campagne de l’entre-deux-tours lors du conseil des ministres. Le chef de l’Etat, a précisé le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a souhaité que “tous les ministres s’engagent pleinement dans cette campagne du deuxième tour pour faire faire à Marine Le Pen le score le plus bas possible”.

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