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Les compagnies du Golfe regrettent les décrets de Trump


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Les compagnies du Golfe regrettent les décrets de Trump

L’interdiction faite aux ressortissants de certains pays musulmans de voyager vers les Etats-Unis et les restrictions à bord de certains vols… voilà les sujets qui ont dominé les débats lors de l’Arabian Travel Market, qui se tient actuellement à Dubaï.

Au micro d’Euronews le PDG de Qatar Airways Akbar Al Baker reconnaît que sa compagnie a souffert de ces décrets, mais selon lui les difficultés sont surmontables :

Il y a eu des doutes, chez certaines catégories de passagers, qui se sont légèrement inquiétées, du fait que les ordinateurs portables n‘étaient plus permis en cabine. C’est une perception erronée des exigences de sécurité de la part de l’administration américaine, qui à mon avis n‘était pas nécessaire“ a déclaré Akbar Al Baker

Qatar Airways avait annoncé fin mars qu’elle prêtera des ordinateurs portables à quelques passagers de la classe affaires.

A l’aéroport international de Dubaï, le nombre de passagers en liaison vers les Etats-Unis a baissé de 4,3% au mois de mars.

La compagnie Emirates a annoncé qu’elle réduirait à partir du mois prochain le nombre de ses vols vers cinq aéroports américains, à cause d’un recul de la demande. Le vice-président de la compagnie, Adel Al Redha, explique :

Nous servirons toujours douze destinations aux Etats-Unis. L’an dernier nous avons transporté plus de 55 millions de passagers. La demande reste forte et notre compagnie connaît une croissance satisfaisante. Nous poursuivons notre plan de développement“.

Les compagnies américaines Delta, United et American Airlines accusent leurs rivales du Golfe de bénéficier de subventions publiques visant à leur permettre de lancer des liaisons internationales. Elles ont demandé au Président Trump d’agir.

Les entreprises visées, Qatar Airways, Emirates et Etihad nient de leur côté tout acte répréhensible.

Le PDG de Qatar Airways ne se prive pas d‘égratigner American Airlines, dont un passager a été brutalement évacué d’un avion qui se trouvait en surréservation : “Vous voyez la manière immorale dont ils traitent leurs passagers ? Nous traitons nos voyageurs avec respect. Nous ne débarquerions jamais un passager de Qatar Airways, même si le PDG de la compagnie voulait monter à bord“, assure Akbar Al Baker.

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