DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Hongrie: une nouvelle clôture contre les migrants


Hongrie

Hongrie: une nouvelle clôture contre les migrants

Les 175 kilomètres de la frontière entre la Hongrie et la Serbie sont toujours un peu plus hermétiques.
Vendredi, Budapest a annoncé avoir achevé la construction d’une deuxième barrière entre les deux pays. Objectif: rendre impossible tout passage de migrants illégaux.
Bien que le flux de réfugiés se soit tari depuis l’accord entre la Turquie et l’Union européenne, le gouvernement de Viktor Orban reste farouchement opposé à l’accueil de réfugiés.

Présent lors de l’inauguration de la clôture, Karoly Kontrat, ministre de l’Intérieur a expliqué la position de l’administration Orban. “Le gouvernement a décidé de construire une deuxième clôture car il faut se préparer à la pression migratoire qui pourrait de nouveau augmenter. Cela fait deux ans que l’Europe est touchée par la migration de masse. La route des Balkans reste active et avec l‘été qui arrive, de nombreux migrants vont prendre le chemin de l’Europe”

Lors de la vague migratoire de 2015, 400 000 personnes avaient transité via la Hongrie. L‘énorme majorité de ce flux se rendant en Europe de l’Ouest.

Depuis le début de l’année 2017, seules 165 personnes ont franchi “illégalement” la frontière hongroise, selon les autorités. “En défendant ses frontières, la Hongrie défend aussi l’Espace Schengen”, a souligné M. Kontrat.

Depuis mars, les migrants désirant déposer une demande d’asile en Hongrie ne peuvent le faire que dans deux zones de transit à la frontière serbe, d’où l’accès au reste du pays leur est interdit. Cette législation a été vivement critiquée par des ONG et le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR).

Régulièrement épinglé pour ses penchants autoritaires, M. Orban s’est fait rappeler à l’ordre cette semaine par la Commission européenne et par le Conseil de l’Europe pour ses initiatives visant à accroître le contrôle sur les universités étrangères et les ONG.
Ces mesures ciblent en particulier des institutions financées par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, que M. Orban a qualifié vendredi d’“ennemi public”.

Avec AFP

Israël

Cisjordanie : un autre "Jour de colère" qui dégénère