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Grèce : la Vouli adopte de nouvelles mesures d'austérité


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Grèce : la Vouli adopte de nouvelles mesures d'austérité

Le Parlement grec a approuvé cette nuit d‘énièmes mesures d’austérité exigées par ses créanciers en contrepartie du versement d’une nouvelle tranche de prêt, et dans l’espoir d’obtenir un allègement de sa dette.

Il y a eu 153 votes pour, et 128 contre de nouvelles hausses des impôts, et une baisse des retraites, la dixième depuis 2009.

Quelques heures plus tôt, de brefs incidents ont éclaté devant le Parlement. Un groupe des jeunes a lancé des cocktails Molotov contre des forces anti-émeutes, qui ont riposté au gaz lacrymogène.


Scènes de guerre dans le centre d’Athènes, l’air est irrespsirable place Syntagma et autour du Parlement


Toujours des tensions place Syntagma à Athènes #Grèce

D’après la police, deux manifestants ont été arrêtés, un autre a été placé en garde à vue.

C’est la troisième journée de manifestation à Athènes contre ces nouvelles mesures qui seront appliquées entre 2019 et 2021.

Quelle que soit leur profession, beaucoup de Grecs n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

“Quand un avocat gagne 100 000 euros, il lui reste seulement 20 000 euros quand il a payé ses impôts. De ces 20 000 euros, il doit investir dans son travail pour en gagner 100 000. Maintenant en Grèce il n’y a aucun avocat qui gagne 100 000 euros par an. Vous pouvez comprendre la réalité pour les pauvres”, raconte un avocat.

“Mon revenu a baissé de 80 %. Je ne peux rien payer. Mes dettes augmentent. Nous n’avons plus de revenus et ils augmentent les impôts. Je ne sais pas ce qui va se passer à partir de maintenant. Je n’ai d’espoir en personne, ni Syriza ni Nouvelle Démocratie”, confie une commerçante.

La nouvelle loi prévoit aussi des aides sur les loyers et les médicaments pour les plus démunis.

“Le Parlement grec pense que ces mesures vont signifier le point final de la crise économique et que le pays va renouer avec la croissance, cependant les manifestants voient les nouvelles coupes comme une pérennisation de l’austérité”, conclut notre correspondant à Athènes Michalis Arampatzoglou.