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Les terres méconnues du Cuba oriental


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Les terres méconnues du Cuba oriental

Une matinée tranquille à Holguín, la troisième ville de l‘île à 700km au Sud-Est de La Havane. Le restaurateur Carlos Chiong Cruz nous embarque dans sa Dodge des années 50, équipée d’un moteur soviétique en parfait état de marche.

Il tient à nous faire découvrir un trésor colonial qu’il participe à faire renaître, à 30 kilomètres d’ici : la commune de Gibara, qui souffle ses 200 bougies cette année.

Il faut que nous préservions, que nous restaurions cette ville, c’est un peu notre tour de Pise. Nous devons préserver la lumière et la splendeur de Gibara“ s’enthousiasme Carlos Chiong Cruz.

Les rénovation ont commencé il y a quelques années dans cette ville de pêche, surnommée naguère le “secret le mieux gardé de Cuba”.

Certaines ruines rappellent que le développement de la ville n’a pas toujours été une priorité. Elles contrastent avec le rayonnement originel des bâtiments restaurés, comme l’hôtel Arsenita.

Nous sommes plongés dans la restructuration de l’offre hôtelière. Voici un des exemples de nos efforts en la matière“, dit fièrement Carlos Chiong Cruz.

Alors que Cuba a franchi pour la première fois la barre des 4 millions de visiteurs l’an dernier, le ministre cubain du Tourisme Manuel Marrero Cruz est venu à Gibara pour annoncer le lancement officiel de cette nouvelle destination, à l’occasion du salon international du tourisme FIT Cuba.

Sur la côte Sud, la forteresse espagnole de Santiago de Cuba est au cœur de la richesse musicale de la région.

On y chante et danse la Tumba Francesa, une tradition implantée par les esclaves venus d’Haïti à la fin du XVIIIe siècle.

La nuit tombée, les bars du centre-ville se remplissent. On se retrouve bercé par les airs de l’album Buena Vista Social Club, qui a promené les sonorités cubaines dans les oreilles du monde entier.

Alors que La Havane et Varadero se remplissent de touristes, notamment américains, qui commencent tout juste à découvrir Cuba, les sentiers sauvages de l’Est séduisent les plus aventuriers.

Dans le parc naturel de Duaba, la priorité est donnée à l‘éco-tourisme. Alina Tompson, du ministère régional du tourisme, résume :

Les touristes viennent ici pour profiter de la nature, des rivières et des plages. Mais surtout de la chaleur humaine du Cuba oriental“.

Juan Sanamé, le cultivateur de cacao, propose aux touristes de visiter son exploitation. Une tradition ancestrale.

Il a sa théorie sur le succès de ses précieuses fèves. “C’est la vie que mes parents ont vécu. Je la vis aussi, car elle me plaît. Et en plus le cacao est aphrodisiaque“ assure-t-il en riant.

Retour à Gibara, qui accueille depuis près de 15 ans le Festival International de Cinéma de Gibara. Son créateur, l’enfant terrible du cinéma cubain Humberto Solás, l’avait à l’origine baptisé “Festival du cinéma pauvre”.

Il a eu l’idée merveilleuse d’unir le cinéma et de lui donner le nom de pauvre bien qu’il ne le soit pas : sa richesse vient de l’humain. Il grandit ceux qui aiment la paix la dignité, ce sont les plus belles personnes au monde“, interprète Carlos Chiong Cruz.

Pendant ce temps à Holguín, c’est l’heure de la parade annuelle Romeria de Mayo. Cette fête catholique s’est transformée en carnaval coloré, qui respire le soleil et le joie de vivre.

Le Cuba oriental a de nombreux atouts. Les autorités nationales le savent et investissent massivement pour attirer les touristes sur cette perle des Caraïbes.

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