DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

20 jours de plus pour le désarmement des Farc


Colombie

20 jours de plus pour le désarmement des Farc

Le président Juan Manuel Santos a annoncé lundi que le désarmement des Farc, prévu pour s’achever fin mai selon l’accord de paix, était repoussé de 20 jours et la réintégration des guérilleros à la vie civile de 60 jours. M. Santos a déclaré que “du fait de retards accumulés (…) en commun accord avec les Nations-Unies et avec les Farc, nous avons décidé que la remise des armes ne s’achèvera pas demain (mardi) comme prévu, mais d’ici 20 jours“.

Il a assuré que cela “n’affecte en aucune manière la décision ferme et l’engagement clair du gouvernement et des Farc d’appliquer l’accord“ de paix historique signé en novembre avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

M. Santos a ajouté qu’il avait été également “décidé de prolonger la viabilité des zones de transition et de normalisation pour deux mois supplémentaires, jusqu’au 1er août“. Près de 7.000 guérilleros de la plus importante rébellion de Colombie, issue d’une insurrection de paysans sans terres en mai 1964, sont rassemblés dans 26 zones du pays pour déposer leurs armes sous supervision de l’ONU et préparer leur retour à la vie civile.

Le chef de l’Etat a affirmé qu’ “en dépit des retards subis, entre autres à cause de difficultés logistiques dans la construction des zones, le processus de rassemblement a été ordonné, en toute sécurité et mené à bien sans problèmes majeurs“. “Ce temps supplémentaire va nous permettre de mettre en œuvre comme il se doit le processus de réincorporation des anciens membres des Farc à la vie civile et sans armes“, a-t-il ajouté.

M. Santos, dont le gouvernement a engagé le 7 février des pourparlers avec l’Armée de libération nationale (ELN, guévariste), dernière guérilla active avec quelque 1.500 hommes, a souligné que la paix est “irréversible” et que depuis l’accord “il n’y a pas eu un seul affrontement entre forces de l’ordre et membres des Farc”. Il a en outre précisé avoir signé plus de 30 décrets-lois, comme l’y a autorisé le Parlement pour appliquer l’accord de paix, notamment pour la création d’une unité de recherche des disparus et formaliser la propriété des terres.

Le conflit armé a depuis les années 1960 impliqué une trentaine de guérillas, des paramilitaires et les forces armées, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et près de sept millions de déplacés.

Avec agence (AFP)

Panama

Manuel Noriega : de la dictature à la case prison