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Theresa May, critiquée pour son absence au grand débat électoral


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Theresa May, critiquée pour son absence au grand débat électoral

A huit jours des législatives au Royaume-Uni, la Première ministre Theresa May a brillé par son absence hier soir lors du grand débat électoral télévisé. Représentée par sa ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, elle a été critiquée de toutes parts. C’est “un signe de faiblesse”, selon Jeremy Corbyn, le leader de l’opposition travailliste, “un acte de lâcheté extrême”, a même glissé la chef des Verts, Caroline Lucas.

Et il a été bien sûr question du Brexit.
Comme un mantra, la représentante de Theresa May a répété que “le pays avait besoin d’une économie forte et qu’il fallait être ferme dans les négociations de sortie avec l’UE”.

Plus passionné, Jeremy Corbyn a fait part de sa détermination à faire en sorte que ceux qui produisent la richesse du pays bénéficient de cette richesse. “Ce que l’on a vu, dit-il, c’est un fossé énorme entre les salaires de ceux qui travaillent et ceux qui sont au sommet, et cela doit changer, nous allons nous en assurer.”

En déplacement, Theresa May a de son côté encore ramené l’enjeu des législatives aux négociations du Brexit en doutant de la capacité de Jeremy Corbyn à les affronter. Elle a déclaré que s’il devenait Premier ministre, il se retrouverait “tout seul et tout nu dans la salle de négociations de l’Union européenne”.

Mais ces critiques qu’elle n’a pas affrontées directement, lui font du tort. Lorsqu’elle a convoquée en avril ce scrutin anticipé, un raz-de-marée était pourtant promis aux Tories.
Avec vingt points d’avance sur le Labour dans les sondages, ils avaient largement de quoi remplir l’objectif annoncé : muscler leur majorité au Parlement, actuellement de 17 sièges, afin d’avoir les coudées franches pour négocier le Brexit.
Mais la campagne a depuis été marquée par plusieurs trous d’air. Il y a eu d’abord la présentation du programme des Tories qui s’est soldée par une polémique, désastreuse en termes d’image, sur un projet controversé de réforme des aides sociales aux personnes âgées.

Dans le sillage de ce fiasco, les critiques ont rejailli de plus belle sur les coupes budgétaires imposées par le gouvernement conservateur dans les services publics depuis 2010, le parti europhobe Ukip l’accusant même d‘être en partie responsable de l’attentat de Manchester qui a fait 22 morts le 22 mai.

Symbole de la tempête essuyée par Theresa May : “Liar Liar”, une chanson l’accuse d’aligner les mensonges et fait un carton depuis cinq jours au Royaume-Uni, au point d‘être en course pour terminer la semaine en tête des ventes.

Avec AFP


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