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490 réfugiés évacués du camp grec d'Hellinikon


Grèce

490 réfugiés évacués du camp grec d'Hellinikon

Des cars de police verrouillent les accès de l’ancien aéroport d’Hellinikon dans la banlieue d’Athènes. Une barrière pour permettre l’expulsion de 490 migrants, principalement Afghans.

Des hommes, des femmes et des enfants qui avaient trouvé refuge ici il y a plus d’un an lors de l’immense afflux de réfugiés en Grèce. Faute de mieux les autorités avaient mis en place cette solution temporaire. Des militants se sont regroupés aux abords du site pour protester contre leur expulsion.

“Nous sommes très inquiets. C’est comme si la police avait arrêté les réfugiées avec lesquelles nous étions en contact. Ile n’ont pas pris leur téléphones. Nous avons peur. Nous ne savons pas où ils sont. Nous avons entendu dire qu’ils les avaient transféré vers un centre d’expulsion, qu’ils allaient les expulser”, explique Maria Mpikaki, une militante.

La majorité d’entre eux seront transférés dans un camp organisé à Thèbes, à 100 km au nord d’Athènes. Les hommes seuls, sans famille, y seront transférés plus tard après un contrôle d’identité par la police.
Des protestations ont eu lieu ces derniers mois au sujet de ce camp, situé dans l’ancien aéroport et sur d’anciens sites des Jeux olympiques de 2004 abandonnés.

“Après 365 jours, nous espérons vraiment que l’Etat va les transférer ver un camp plus approprié. Ils ne seront pas emmenés vers un nouvel Hellinikon. Ça n’aurait pas de sens”. explique Yiannis Konstantatos, le maire d’ Elliniko-Argyroupoli.

A l‘époque des milliers de réfugiés avaient envahi les quais du port du Pirée, près d’Athènes et le site de Hellinikon tandis que des milliers se sont dirigés vers le camp improvisé d’Idomeni à la frontière greco-macédoine, dans le nord du pays, pour passer dans des pays du nord de l’Europe avant la fermeture des frontières en mars 2016.


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