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Sauver les albinos, victimes en Afrique

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Sauver les albinos, victimes en Afrique

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Mwigulu a 14 ans. C’est la deuxième fois qu’avec trois autres enfants de Tanzanie, il fait le voyage à Philadelphie, dans cet hôpital américain. Il vient essayer sa prothèse. Mwigulu est albinos, une différence qui excite les convoitises, et la sorcellerie. Les membres des albinos auraient des pouvoirs magiques, alors on les coupe. Les dents, la langue, les bras, les jambes, sont associés à la prospérité et au bonheur, et se monnayent. Un membre se revend 3000 euros, un corps entier 60 000 euros.


Matanangé, 10 ans, a été attaqué par deux hommes en 2013.

“Un des hommes a enlevé son chapeau, il m’a couvert le visage, je n’y voyais rien, il m’a coupé la main, et ils se sont enfuis.”

Ce mardi, c’est la journée mondiale de sensibilisation à l’albinisme.

Un cas sur 20 000 naissances dans le monde, pour cette anomalie congénitale, très fréquente en Afrique sub-saharienne. En Tanzanie le gouvernement confine les albinos dans ce centre, pour les protèger.

“Ils ont besoin de liberté, ça leur manque, dit un éducateur. Les garder ici comme ca, ce n’est pas bon. Mais on a pas le choix. on doit s’adapter aux conditions actuelles.”

Le père de Matanangé n’a pas eu d’autre choix que de se séparer de son fils, pour lui sauver la vie. En Afrique, le sort des albinos peut changer, grâce à l‘éducation et la sensibilisation. Mais la route est encore longue.