DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Gibraltar : le Brexit inquiète l'industrie du jeu

Vous lisez:

Gibraltar : le Brexit inquiète l'industrie du jeu

Taille du texte Aa Aa

A la veille de l’ouverture des négociations officielles du Brexit, les acteurs économiques de Gibraltar retiennent leur souffle.
Et notamment les responsables de l’industrie du jeu en ligne, dont l’activité génère à elle seule 60% du marché mondial des jeux. Forcément, les conséquences d’un Brexit mal maîtrisé entre Londres et Bruxelles pourraient donc leur être dommageables.

Peter Howitt, président de l’Association Betting & Gaming de Gibraltar : La Cour de justice de l’Union européenne dit que Gibraltar n’a pas de droits distincts en tant que territoire britannique. Mais de l’autre côté, avec le processus du Brexit, on voit qu’il pourrait y avoir un accord entre le Royaume-Uni et l’Europe sans impliquer Gibraltar. Notre plus grande inquiétude est liée à notre frontière avec l’Espagne car nous accueillons de nombreux travailleurs frontaliers.


L’industrie des jeux en ligne emploie plus de 12% des actifs de Gibraltar. Mais génère surtout près de 40 % de la richesse du rocher conjointement avec le secteur des services financiers. Or, une étude a démontré qu’une sortie de l’Union européenne pourrait entraîner une chute de 20% du chiffre d’affaires dans ces deux secteurs. Mais certains acteurs restent optimistes.

Adrian Hogg, président de Gibraltar Founds & Investment Association : _“Nous disposons actuellement d’un passeport financier qui nous permet d’opérer partout dans l’Union européenne. Nous pourrions perdre l’accès au marché européen, mais on gagnera plus de clients au Royaume-Uni, on sera plus petits face à l’Europe mais on gagnera aussi des clients en Suisse, en Asie et en Amérique. Je pense que les gens d’ici ont été choqués juste après le référendum mais maintenant ils regardent les opportunités que cela peut créer. _


Les négociations de sortie de l’Union européenne risquent surtout de tendre les relations déjà compliquées entre l’enclave britannique et l’Espagne, son voisin immédiat. Mais sur place, les responsables politiques de Gibraltar auraient reçu de Londres des garanties pour l’avenir.

Joseph Garcia, Adjoint du ministre en chef de Gibraltar :“Pour nous, la principale inquiétude concerne les services car le Royaume-Uni est notre plus grand marché pour ces services. A ce stade, on nous a garanti que l’on conserverait l’accès à ce marché et que quels que soient les nouveaux accords commerciaux que le Royaume-Uni conclura après avoir quitté l’Union européenne, avec le Commonwealth ou avec les Etats-Unis, et bien le Royaume-Uni continuera à nous inclure dans ces accords commerciaux.