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Orphelines, réfugiées et chefs de familles

De la guerre du Sud-Soudan aux camps de réfugiés en Ouganda.

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Orphelines, réfugiées et chefs de familles

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Elles ont échappé à la guerre au Sud-Soudan, et font aujourd’hui partie des centaines de milliers de réfugiés en Ouganda.
Dans les camps, comme celui de Bidi Bidi, près de Yumbe, des milliers d’adolescentes orphelines, sont désormais chefs de famille. L’enfance est loin, il faut puiser de l’eau, cuisiner, prendre soin des plus petits alors qu’on souffre soi-même de traumatisme, comme Agnès Sida, 17 ans, qui a perdu son bébé du paludisme peu après son arrivée dans le camp :

Mon état d’esprit ne s’améliore pas, je continue à pleurer, à penser au bébé, à penser à mon avenir, comment c’est arrivé ? J’ai quitté l‘école, je n’ai pas passé l’examen. Maintenant, je reste assise à la maison.

Dans ce camp, pour les aider à surmonter leurs difficultés, du soutien est organisé : des groupes de 18 jeunes filles sont prises en charge par un tuteur. Le but est de créer un réseau durable d’entraide. Et de leur faire reprendre l‘école, pour celles qui le veulent et le peuvent.

Nous avons découvert que beaucoup d’entre elles abandonnaient l‘école et nous aimerions qu’elles y reviennent. Nous voulons que ces filles acquièrent une éducation, une éducation qui peut les aider à façonner leur avenir“, explique Faidah Ded Obombasa, assistante de vie.

Le Sud-Soudan est la région du monde qui engendre le plus de réfugiés. L’Ouganda en accueille 800 000, et bien, malgré l’afflux : des bus sont mis à disposition pour les amener dans les centres d’accueil où ils sont enregistrés. Ils reçoivent une parcelle de terrain, et ce qu’il faut pour se bâtir une maison et y vivre, des outils pour construire, des couvertures, des moustiquaires, des ustensiles de cuisine, des rations alimentaires et des jerricans pour l’eau.





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