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La force anti-djihadiste du G5 Sahel approuvée par l'ONU

Des renforts pour l'opération Barkhane et la MINUSMA.

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La force anti-djihadiste du G5 Sahel approuvée par l'ONU

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C’est à l’unanimité que le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé le déploiement d’une force africaine pour combattre les djihadistes dans la région du Sahel. Un projet proposé et soutenu par la France, mais dont l’ambition a dû être revu à la baisse pour obtenir l’accord des Etats-Unis et du Royaume-Uni. La force anti-djihadiste du G5 Sahel va donc sortir de terre, mais sans mandat de l’ONU pour agir. Ses moyens seront revus dans deux mois, ici -même.

Par ce texte important, et à bien des égards fondateur, le conseil de sécurité exprime son plein soutien à la force conjointe mise en place par les Etats du G5 Sahel afin de lutter contre la menace terroriste à laquelle ils font face, et qui ne connaît pas de frontière, a déclaré FrançOis Delattre, l’ambassadeur français aux Nations unies.

L’Union européenne a promis une aide de 50 millions d’euros à cette force qui comptera des soldats du Mali, de Mauritanie, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso et qui sera basée à Bamako au Mali. Un renfort pour les 4 000 Français de l’opération Barkhane engagés dans le Nord du Mali, et pour la MINUSMA, forte de plus de 10 650 membres.

Depuis leur engagement en 2013, les troupes françaises au Sahel éprouvent d‘énormes difficultés à venir à bout des islamistes.Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à al-Qaïda. Ils ont été en grande partie chassés de cette région par l’intervention militaire internationale, lancée, donc, en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, et ce, malgré la signature mi-2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du pays, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.