DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

"Ce qui nous lie"... et nous a plu


cinema

"Ce qui nous lie"... et nous a plu

Dans “Ce qui nous lie” Cédric Klapisch, connu pour ses films choraux (qui présentent une multitude de personnages, comme “L’auberge espagnole”), aborde le thème de la famille. Autant dire qu’il le fait magistralement en plongeant dans les racines d’une fratrie qui elle même tire son essence de la terre de Bourgogne et du vin que l’on y produit !

J’aime le vin donc c’est parti de là et c’est la raison pour laquelle j’ai fait ce film, Et ensuite je me suis demandé quelle histoire je pourrais raconter avec ça. Et très vite il y a eu cette histoire de fratrie, d’une famille avec des histoires de transmissions, les parents qui meurent, la question de savoir qui va faire du vin avec ce domaine. Toutes ces questions là, elles sont venues en écrivant le scénario en disant “comment est ce que je peux parler du vin avec ce qui se passe en Bourgogne mais aussi de toutes les régions viticoles de France“ explique le réalisateur français de 55 ans.

J’aime bien l’humanité, c’est bête à dire. J’aime bien faire ressortir l’humanité des personnages et faire ressortir les défauts c’est aussi montrer l’humanité. Là dans le film on voit à quel point parfois ils nous font rire, parfois ils nous font pleurer par leurs qualités humaines mais aussi leurs faiblesses“, poursuit-il.

Les personnages – et avec eux bien sûr les acteurs – tiennent le film : Ana Girardot, Pio Marmaï et François Civil.

J’aime les acteurs, c’est vrai que c’est mon douzième long métrage et c’est presque ce qui fait la constante de mes films, parce que je fais des films à chaque fois assez différents, c’est le fait de mettre en avant des gens, donc des acteurs, et le travail de l’acteur pour moi c’est l‘énergie d’un film et c’est ce qui m’intéresse le plus“, confie Cédric Klapisch.

Le tournage s’est étalé sur une année (dans le vin on respecte les saisons). Cela n’a pas forcément facilité les choses, se souvient l’acteur Pio Marmai :

Au tout début du tournage je téléphonais à quelqu’un sans vraiment savoir qui c‘était parce que la fin du film n‘était pas vraiment écrite. Donc je disais, je partais, et Cédric me disait “là ça ne va pas trop”. Donc je partais en disant “well it’s not so good” mais je ne savais pas du tout ni à qui je m’adressais ni quoi que ce soit mais je savais que ça allait être dur. Et puis ça c’est resserré et à la fin il y avait des scène très compliquées en fait on est tout seul avec un combiné téléphonique sous la pluie et il faut réagir, je fais référence à des séquences que je ne vais pas dévoiler cela va de soi, allez voir le film.

On ne saurait mieux dire pour un film qui est un condensé de vie et d’intelligence. “Ce qui nous lie” est sorti dans les salles françaises le 14 juin dernier.

Le choix de la rédaction

Prochain article
Le rêve cannois de Shahira Fahmy

cinema

Le rêve cannois de Shahira Fahmy