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Les néonicotinoïdes se vendent toujours très bien

Les ventes de ces insecticides accusés de décimer les abeilles ont augmenté malgré le moratoire partiel européen

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Les néonicotinoïdes se vendent toujours très bien

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Mauvaise nouvelle pour les abeilles. Les ventes de néonicotinoïdes ont continué d’augmenter entre 2013 et 2015 en France, malgré le moratoire partiel de l’Union européenne. D’après l’Unaf, l’association des apiculteurs, ces ventes ont progressé de 4%. Car si trois de ces insecticides dits “tueurs d’abeilles” ont été bannis, ils sont encore tolérés pour certaines cultures, et d’autres molécules échappent à l’interdiction.

De fait, l’hécatombe continue. Chaque année en France, 30% des colonies d’abeilles disparaissent. Un sujet majeur pour le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Il y a quelques jours, il a eu une passe d’armes avec son collègue en charge de l’Agriculture, Stéphane Travert, qui demandait à revenir sur l’interdiction de sept néonicotinoïdes à partir de septembre 2018. Cette interdiction, voulue par Ségolène Royal, place la France à l’avant-garde sur ce dossier, même si des dérogations seront possibles jusqu’en 2020. L’Union européenne pourrait suivre l’exemple. La Commission prépare actuellement un texte pour étendre son moratoire.


En octobre 2016, il a soulevé l’indignation en faisant un parallèle entre sa campagne contre le crime et l’extermination de six millions de Juifs par Adolf Hitler. Il s’est ensuite excusé auprès des Juifs tout en réitérant sa volonté de “massacrer” les toxicomanes. Il a aussi dit plusieurs fois qu’il ne violait aucune loi, que la police agissait en légitime défense et que de nombreux décès résultaient de règlements de comptes entre bandes criminelles.

Cet avocat de 71 ans a également qualifié de “fils de pute” le pape. Il a par ailleurs réagi aux critiques en traitant le président américain Barack Obama de “fils de pute”, en demandant à l’Union européenne d’aller “se faire foutre”, accompagnant la tirade d’un doigt d’honneur, et en traitant le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon “d’imbécile”. Tout un programme.

15 ou 116 Mai 2016 :s’engage à rétabliur la peine de mort par pendaison , la pendaison, plutôt que l’exécution, « pour ne pas gaspi ller de balles ».

Traite Obama de ‘’fils de pute’’

21 septembre : le parlement européen condamne la vague d’exécutions extrajudiciares et de meurtres aux philipinnes : « allez vous faire foutre, vous faites ça pour expier vos pêchés. »

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a fait vendredi 30 septembre un parallèle entre la guerre meurtrière qu’il livre à la drogue et l’extermination des Juifs par Adolf Hitler, en disant qu’il serait « heureux de massacrer » des millions de drogués.
Coutumier des outrances et des insultes, Rodrigo Duterte a ensuite qualifié les Etats-Unis et l’Union européenne d’« hypocrites ».
L’avocat de 71 ans, connu pour sa rhétorique incendiaire, a remporté l’élection présidentielle en mai en promettant d’employer la force contre les trafiquants et les usagers de la drogue dans le pays.
Plus de 3 000 personnes ont été tuées dans le cadre de sa campagne contre la drogue depuis sa prestation de serment, par la police, mais aussi par des civils invités à se faire justice eux-mêmes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2016/09/30/philippines-le-president-duterte-se-compare-a-hitler-et-se-dit-heureux-de-massacrer-les-drogues_5006242_3216.html#2uy8fE8tkYKutkLo.99
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/03/30/aux-philippines-rodrigo-duterte-ne-respecte-ni-les-droits-de-l-homme-ni-la-constitution_5103238_3216.html

http://www.lesinrocks.com/2017/05/news/linquietante-derive-autoritaire-du-president-philippin-rodrigo-duterte/

Aux Philippines, le nouveau président a annoncé des mesures radicales pour lutter contre la criminalité. La principale vise à rétablir la peine de mort, abolie il y a tout juste dix ans. Elle pourra s’appliquer dans les affaires de trafic de drogue, de viol, de meurtre et de vol.

“Je vais presser le Congrès de rétablir la peine de mort par pendaison”, a précisé Rodrigo Duterte devant la presse.
Le nouveau président philippin met en garde les criminels et délinquants : désormais, l’Etat sera impitoyable à leur égard.
“Si vous résistez, si vous faites preuve de résistance violente, mes ordres à la police seront de tirer pour tuer.”
Des propos condamnés par l’organisation de défense des droits de l’Homme ‘‘Karapan’‘. Sa présidente, Cristina Palabay, souligne que, derrière la criminalité, se cachent aussi des problèmes de société : “Il est question de pauvreté, d’inégalités, d’accès à l‘éducation, de l’absence d’un programme de réhabilitation dans les prisons du pays. La peine de mort ne peut pas résoudre les problèmes d’un système injuste.”
S’il inquiète l’opposition, qui voit en lui un dictateur en puissance, Rodrigo Duterte a réussi à séduire des millions de Philippins lassés par la criminalité et la corruption.
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Rodrigo Duterte a été investi à Manille, en réaffirmant, comme pendant sa campagne populiste et outrancière, son souhait de lutter durement contre la criminalité.
Il veut par exemple rétablir la peine de mort, abolie en 2006, ou encourager la population à tuer des suspects.
“Je sais que certains n’approuvent pas Ia façon dont je combats la criminalité, la vente et la consommation de drogues, et la corruption, a dit le président pendant son investiture. Ils disent que mes méthodes ne sont pas orthodoxes, à la limite de l’illégalité”.
Les défenseurs des droits de l’Homme redoutent cet avocat de 71 ans, ancien maire de Davao, l’une des grandes villes du pays. Une ville où, l’accusent les militants, il aurait orchestré des escadrons de la mort qui ont fait plus de 1.000 victimes. Son style change radicalement de son prédécesseur, le policé Benigno Aquino. Et pourrait aussi peser lourd sur la diplomatie des Philippines.

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Le président philippin envisage de quitter les Nations unies à la suite d’un rapport de l’ONU qui critique “les incitations à la violence et au meurtre” des autorités de son pays.
Le document de l’ONU est signé de la rapporteuse française Agnès Callamard.
Le rapport parle de plus de 850 exécutions extrajudiciaires.
Rodrigo Duterte condamne lui un rapport “irrespectueux”.
“Je ne veux pas vous insulter” a-t-il déclaré, “mais peut être, nous allons devoir nous séparer des Nations Unies.” Rodrigo Duterte a ensuite appuyé son propos d’une injure en philippin.
Peu après son élection à la présidence en mai Rodrigo avait lancé un appel au meurtre des trafiquants et le président jouit aujourd’hui d’une assez large popularité.
“Oui, il y a bien moins de drogués maintenant” dit une dame interrogée sur un marché de Manille. “Duterte fait du bon boulot, c’est vraiment bien pour notre pays.”
Pour certains observateurs, c’est l’ensemble du système qui pousse aux exécutions extra-judiciaires.
“Il y a des incapables dans toutes les structures du gouvernement” dit l’ancienne ministre de la Justice Leila de Lima. “Les forces de l’ordre, les procureurs, les juges, voilà pourquoi notre système judiciaire ne fonctionne et pourquoi on encourage ces raccourcis.”
Durant la campagne présidentielle, Rodrigo Duterte, que certain surnomment parfois Dirty Harry, avait promis de tuer les criminels et jeter leurs corps dans la baie de Manille. “Vous verrez, les poissons vont grossir” avait-il dit.
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Les Philippins ont affronté la police pour manifester contre la brutale guerre antidrogue menée par le président. Et comme un symbole, ils avaient choisi le 31e anniversaire de la chute du dictateur Ferdinand Marcos.
“Le parralèle qu’on voit entre Duterte et Marcos c’est qu’il font taire les dissidents, explique un manifestant. Si on s’oppose à eux, on est considéré comme des jaunes, des pro-Aquino, ou bien comme des personnes qui soutiennent le trafic de drogue. Alors qu’on ne soutient pas ça.”
La manifestation coïncide aussi avec l’arrestation la veille de la sénatrice Leila De Lima. L’ancienne ministre de la Justice récuse les accusations de trafic de drogue à son encontre. Quand elle était dans le gouvernement précédent elle avait ouvert une enquête sur les agissement de Rodrigo Duterte, alors maire de Davao. Il est soupçonné d’avoir soutenu à cette époque des escadrons de la mort qui ont visé des criminels présumés et des enfants des rues, tuant plus de 1.000 personnes.
Ce n’est pas la première manifestation.