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Fukushima : un procès au pénal

Le premier procès au pénal a ouvert dans un tribunal de Tokyo, six ans après la catastrophe nucléaire.

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Fukushima : un procès au pénal

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Six ans après la catastrophe de Fukushima, les plaignants ont obtenu un premier procès au pénal. Pour ces Japonais qui résidaient dans la zone sinistrée et dont beaucoup ont perdu des proches, les responsables de Tepco doivent rendre des comptes. Au banc des accusés, l’ancien président du groupe qui gérait la centrale nucléaire, Tsunehisa Katsumata, et deux vice-présidents, Sakae Muto et Ichiro Takekuro. Tous trois sont poursuivis pour négligence. En cause, le fait que le risque d’un gigantesque tsunami n’ait pas été envisagé.

“Nous pensons que des contre-mesures rigoureuses auraient dû être mises en place dans l’hypothèse d’un raz-de-marée majeur et cela aurait dû être clairement acté par le groupe Tokyo Electric Power. Je veux savoir comment et pourquoi cela a été négligé”, explique Ruiko Muto, la présidente de l’association à l’origine des poursuites.

C’est un procès fleuve qui s’annonce et le verdict n’est pas attendu avant l’an prochain. Les accusés ont plaidé non coupable, arguant qu’un tel accident était imprévisible, mais ils ont présenté leurs excuses.
En mars 2011, un séisme suivi d’un tsunami, avait fait entrer en fusion trois réacteurs de la centrale de Fukushima, forçant 160 000 personnes à fuir la zone. 44 personnes étaient mortes lors des évacuations et 13 avaient été blessées. Mais officiellement, les radiations n’ont fait aucune victime.